««« yeux »»»

« yeux » dans :
Marot
1539
~ Ô pas épars…
Saint-Gelais
1547
~ Si j’ai du bien…
1574 [1873]
~ Du triste cœur…
Pele­tier
1547
~ Paix je ne trouve…
1555
~ Je deviens las…
~ Cette beauté…
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Paix je ne trouve… (Canz., 134)
~ Amour m’a mis… (Canz., 133)
~ Bienheureux soit… (Canz., 61)
~ Ô doux dédains… (Canz., 205)
~ Grâces qu’à peu… (Canz., 213)
~ La mer n’a point… (Canz., 237)
1555
~ Au ciel n’y a étoiles… (Canz., 312)
Du Bellay
1549
~ De grand’ Beau­té…
~ Ces Cheveux d’or sont les Liens…
~ Ô Prison douce…
~ Ô faible Esprit…
~ Qui a vu les Lis et les Roses…
1550
~ Ces cheveux d’or, ce front…
~ Rendez à l’or…
~ Ni par les bois…
1552
~ Ce ne sont pas…
1569
~ Comme de fleurs…
Des Autels
1551
~ Mon cœur, ma voix…
1553
~ Amour apprit…
~ De Jupi­ter…
Ron­sard
1552
~ Plutôt le bal…
~ Quand au pre­mier…
~ Tant de cou­leurs…
~ Ni ce corail…
~ Ce ne sont qu’haims…
~ En ma dou­leur…
~ Le feu jumeau…
1553
~ Un grand rocher…
1578
~ Avec les lis…
Baïf
1552
~ Tu as les yeux…
~ Haute beau­té…
1555
~ Comme quand le prin­temps…
~ Ô pas en vain per­dus…
~ Ma Francine est par­tout…
~ Ô beaux yeux azu­rins…
1573
~ Hier cueillant cette Rose…
~ Trait, feu, piège d’Amour…
La Haye
1553
~ Ce petit Dieu m’a mis…
~ Voûte éle­vée…
Magny
1553
~ Entre les flots…
~ Elle est à vous…
1557
~ Je l’aime bien…
~ Je cherche paix…
~ Vos célestes beautés…
Le Caron
1554
~ Cette prison…
~ Ni les honneurs…
Louise Labé
1555
~ Ô beaux yeux bruns…
Pas­quier
1555
~ Lorsque ma dame…
~ Et de ses yeux…
d’Espi­nay
1560
~ Ce ne fut pas…
Grévin
1560
~ Plus je suis tour­men­té…
~ L’Amour nous point…
Buttet
1561
~ De quel rosier…
~ Jà le matin…
~ Et ces beaux yeux…
~ Toujours ne sera d’or…
~ Ô blonds cheveux…
Belleau
1565
~ Amour étant las­sé…
Turrin
1572
~ Et pour néant…
~ Cet œil, cet or…
~ Le mois de Mars…
~ Chênes coulez le miel…
Gadou
1573
~ Si vous voulez savoir…
~ Ces cheveux d’or…
~ Plus la douce clar­té…
Des­portes
1573 [1575]
~ Je l’aime bien…
1573
~ Comme quand il advient…
Jo­delle
1574
~ Que n’ai-je mes esprits…
Robert Gar­nier
1574
~ Le temps modère tout…
Perrin
1574
~ Viens accor­der encor…
Gou­lart
1574
~ Je cours, et n’en puis plus…
~ Ô pas épars…
Jamyn
1575
~ Ô beaux che­veux…
Chante­louve
1576
~ Autant de feuilles vertes…
~ Ô pas épars…
~ Béni soit l’an…
~ En noble sang…
de Brach
1576
~ Vous vent, vous nau­to­nier…
Le Loyer
1576
~ Quand j’aper­çois…
~ J’étais tout près…
1579
~ Du lustre, des appâts…
Du Pré
1577
~ Quand je viens de la ville…
~ J’ai le bien de pen­ser…
~ Que je cherche les champs…
Le Saulx
1577
~ Comme on voit quelque­fois… (Th., 90)
Boys­sières
1578
~ Tout à coup je me sens…
Hes­teau
1578
~ Ta vertu, ta bon­té…
~ Je ne puis trouver paix…
~ Toujours de Jupi­ter…
Marie de Romieu
1581
~ Paix je ne trouve…
Courtin
1581
~ Il était jour…
~ Ô doux pro­pos…
~ Ô doux dédain…
La Jessée
1583
~ Avec les ans…
~ Ô ris com­blé…
~ Heureux qui voit…
~ Qu’on nombre l’Ost…
~ Vos beaux yeux ado­rés…
~ Ma Nymphe a les yeux verts…
~ Celui compte les feux…
Cathe­rine Des Roches
1583
~ La Beauté, la doc­trine…
~ Les Muses, la Pithon…
Blan­chon
1583
~ J’aime la Paix…
~ J’aime plus que mes yeux…
~ Le Printemps gra­cieux…
~ Si ma plume pouvait…
Jacques de Romieu
1584
~ Béni le jour… (Canz., 61)
Du Buys
1585
~ Tirer de long tra­vail…
Du Monin
1585
~ Yeux pur cristal d’amour…
Isaac Habert
1585
~ Blonds sont ses longs che­veux…
~ Autant qu’on voit la nuit…
Le Poulchre
1587
~ Je n’ai jamais la paix…
Trellon
1587
~ De la bouche, des yeux…
Poupo
1590
~ Il n’y a pas au bord…
Chan­dieu
1591
~ Quand on arrê­te­ra…
Pontay­me­ri
1594
~ Où sont vos yeux confus ?…
Du Tron­chet
1595
~ On voit des ani­maux… (Canz., 19)
~ Mille fois pour avoir… (Canz., 21)
~ Heureux soit ce jour-là… (Canz., 61)
~ Trouver paix je ne puis… (Canz., 134)
~ Amour en même ins­tant… (Canz., 178)
Louven­court
1595
~ Cheveux fri­sés…
Expil­ly
1596
~ Ne trouver point de fin…
~ Cypris, Pithon, Minerve…
~ Tu t’en allais déjà…
Las­phrise
1597
~ Ce riche enten­de­ment…
~ Mon La Fuie, à ce coup…
~ Cerdis zerom…
Guy de Tours
1598 [1878]
~ Ô cheveux, doux liens…
Grisel
1599
~ Ces sourcils ébé­nins…
~ Si vous comptez les flots…
Vermeil
1600
~ Puisque tu veux domp­ter…
~ Comme un brave Cour­sier…
Angot
1603
~ Je ne crains d’Aqui­lon…
Ner­vèze
1605
~ Beaux cheveux mes liens…
~ Comme on voit le soleil…
Malde­ghem
1606
~ J’ai mille fois le cœur… (Canz., 21)
~ Le jour, le mois, et l’an… (Canz., 61)
~ Je n’ai dont faire guerre… (Canz., 134)
~ Tant d’ani­maux… (Canz., 237)
Nostre­dame
1606
~ Pensons un peu…
Claude Gar­nier
1609
~ Ores les airs…
~ Par le milieu…
~ Mes ans plus beaux…
~ Ô beaux yeux bruns…
~ Que de buis­sons…
~ Qui peut nom­brer…
~ Plutôt seront les ondes…
Certon
1620
~ L’épouvantable plant…
~ Je te veux enton­ner…
~ Par mon che­min…
Lope de Vega (Lancelot, traduc­teur)
1622
~ Tous les ruisseaux ouverts…
d’Aubi­gné
[1874]
~ Du plus subtil du feu…

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Yeux. Fenêtres de l’âme, étin­ce­lants, divins, beaux, clairs, gémis­sants, princes d’amour, riants, doux, pi­toyables, trélui­sants, folâtres, enfon­cés, tendres, cour­tois, flam­beaux de la vie, sor­ciers, ar­dents, ver­meils, dé­li­cieux, aigus, éclai­rants, amou­reux, sub­tils, blan­dis­sants, lo­gis d’amour, va­ga­bonds, flam­boyants, gra­cieux, hu­mides, fou­droyants, ena­mou­rés, pro­fonds, tout-voyants, hâves, traîtres, veil­lants ou vi­gi­lants, mes­sa­gers des pen­sées, épiants, voû­tés, cé­lestes, en­châs­sés, ra­vis­sants, ma­que­reaux de la chair, en­flam­més, verts, rou­gis­sants, argen­tins, lyn­cé­ans, cavés, gui­gnants ou sou­gui­gnants, ra­dieux, azu­rés, clair-voyants, trom­peurs, moites, ar­chers, fidèles, trans­per­çants, étoi­lés, nets, meur­triers, péné­tra­tifs, en­flés, mes­sa­gers de l’âme, fré­til­lards, mo­biles, fichés, rouants, trai­tifs, feux ju­meaux, dril­lants, las­cifs, ruis­seaux de pleurs, éblou­is­sants, prompts, affé­tés, saffres, lar­moyants, hon­teux, trom­pettes du cœur, pas­sion­nés, astres ju­me­lets, friands, atten­tifs, en­vieux, re­gar­dants, fidèle guide, conduc­teurs, per­lés, ou­verts, impu­diques, pour­prins, cu­rieux, avides, empru­ne­lés, vifs, mena­çants, flé­chis ou flé­chis­sants, avares, cli­gno­tants, fa­vo­rables, tour­noyants, bruns, bru­nets ou bru­ne­lets, éga­rés.

Car ancien­ne­ment l’œil noir était un des points le plus re­quis à la per­fec­tion de beau­té. Le di­mi­nu­tif Œil­let.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 134r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_274_275]
(texte modernisé).

[Miroir des yeux. Beauté.]

[Oculaire /-s. Appa­rence, Argus, expé­rience, larmes, lu­mière, pau­pières, regard ou re­gar­dure, signe, vue.]

[Œil ardent. Apol­lon.]

[Œil de bœuf. Mores.]

[Le Soleil est appe­lé par les poètes […] l’œil […] du monde.]

[Œil-taureau. Bacchus.]

[Œilladière /-s. Danse, larmes.]

[Sœurs aux yeux bruns. Muses.]

[Yeux de bœuf. Junon.]


 

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Ieux. Fenestres de l’ame, estin­ce­lans, di­uins, beaux, clairs, ge­mis­sans, princes d’amour, rians, doux, pi­toiables, tre­lui­sans, fo­lastres, en­fon­cez, tendres, cour­tois, flam­beaux de la vie, sor­ciers, ar­dens, ver­meils, de­li­cieus, agus, esclai­rans, amou­reus, sub­tils, blan­dis­sans, lo­gis d’amour, va­ga­bonds, flam­boians, gra­tieus, hu­mides, fou­droians, ena­mou­rez, pro­fonds, tout-voians, haues, traistres, veil­lans ou vi­gi­lans, mes­sa­gers des pen­sees, espians, vou­tez, ce­lestes, en­chas­sez, ra­uis­sans, ma­que­reaus de la chair, en­flam­mez, verts, rou­gis­sans, ar­gen­tins, lynce­ans, ca­uez, gui­gnans ou sou­gui­gnans, ra­dieus, azu­rez, clair-uoians, trom­peurs, moites, ar­chers, fi­deles, trans­per­çans, estoi­lez, nets, meur­triers, pe­ne­tra­tifs, en­flez, mes­sa­gers de l’ame, fre­til­lards, mo­biles, fi­chez, roüans, trai­tifs, feux iu­meaus, dril­lans, las­cifs, ruis­seaus de pleurs, esblou­is­sans, prompts, af­fe­tez, saffres, lar­moians, hon­teus, trom­pettes du cueur, pas­sion­nez, astres iu­me­lets, friands, at­ten­tifs, enuieus, regar­dans, fi­dele guide, con­duc­teurs, per­lez, ou­uerts, im­pu­diques, pour­prins, cu­rieus, auides, em­pru­ne­lez, vifs, me­na­çans, fle­chis ou fle­chis­sans, auares, cli­gno­tans, fa­uo­rables, tour­noians, bruns, bru­nets ou bru­ne­lets, esga­rez.

Car ancien­ne­ment l’oeil noir estoit vn des poincts le plus requis à la per­fec­tion de beau­té. Le dim. Oeil­let.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 134r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_274_275]
(texte original).

[Ïeux de bœuf. Iunon.]

[Miroir des ïeux. Beauté.]

[Oculaire /-s. Appa­rence, Argus, expe­rience, larmes, lu­miere, paul­pieres, regard ou re­gar­dure, signe, veuë.]

[Œil ardent. Apollon.]

[Œil de beuf. Mores.]

[Le Soleil est appel­lé par les poëtes […] l’œil […] du monde.]

[Œil-toreau. Bacchus.]

[Œilladiere /-s. Danse, larmes.]

[Soeurs aux ïeus bruns. Muses.]