Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« âme »»»

« âmes » ou « âme » dans :
Marot
1539
~ Ô pas épars…
Du Bellay
1549
~ Ces Cheveux d’or sont les Liens…
1550
~ Ces cheveux d’or, ce front…
1552
~ Ce ne sont pas…
Des Autels
1550
~ Je suis le Temps…
1553
~ De Jupiter…
Ronsard
1552
~ Un chaste feu…
~ Plutôt le bal…
~ Doux fut le trait…
~ Ô doux parler…
~ Être indigent…
~ Ô traits fichés…
1553
~ Ni de son chef…
1578
~ Ce ris plus doux…
Baïf
1552
~ Haute beauté…
1555
~ Ô beaux yeux azurins…
~ Doux dédain, douce paix…
~ Jamais œil, bouche, poil…
Tahureau
1554 [1870]
~ Plutôt le chariot…
Le Caron
1554
~ Claire en beauté…
Philieul
1555
~ Jà mille fois… (Canz. 21)
~ Paix je ne trouve… (Canz. 134)
~ D’un coup amour… (Canz. 178)
~ Ô doux dédains… (Canz. 205)
~ Grâces qu’à peu… (Canz. 213)
Peletier
1555
~ Ceux qui voudront…
Pasquier
1555
~ Ô sot désir…
~ Rien ne me plaît…
Magny
1557
~ Quand je vois qu’elle écrit…
La Gravière
1558
~ Phèdre voyant…
d’Espinay
1560
~ Lorsque tous cois…
Grévin
1560
~ L’Amour nous point…
Buttet
1561
~ Un lourd esprit…
~ Quand le clair ciel…
La Boderie
1571
~ Phébus, Peithon…
Turrin
1572
~ Cet œil, cet or…
~ Le mois de Mars…
Desportes
1573
~ Mettez-moi sur la mer…
~ Quel feu par les vents animé…
Jodelle
1574
~ Des astres, des forêts…
~ Que n’ai-je mes esprits…
de Brach
1576
~ Je chante la chaleur…
Le Loyer
1576
~ Quand j’aperçois…
~ Hé, Cruelle, ne veux-tu pas…
Du Pré
1577
~ Que je cherche les champs…
Le Saulx
1577
~ Plus qu’on ne voit au ciel… (Th. 76)
Hesteau
1578
~ Ta vertu, ta bonté…
~ D’une incroyable amour…
~ Avoir d’un bref repos…
~ Si je vis par la mort…
Courtin de Cissé
1581
~ D’un chaud désir…
~ Ô doux propos…
La Jessée
1583
~ J’aime le doux repos…
~ Si je m’attriste…
~ Ni le refus…
~ Quand l’amitié…
~ Vos beaux yeux adorés…
~ Ce que l’orage fier…
~ Ma Nymphe a les yeux verts…
~ Celui compte les feux…
~ Va cruelle Érinnys…
Catherine Des Roches
1583
~ La Beauté, la doctrine…
Blanchon
1583
~ Le Printemps gracieux… [strophe 10]
~ La rigueur du Tyran…
Cornu
1583
~ Avant que Phelipot…
Joseph Du Chesne
1584
~ Ô Lèthe sommeilleux…
Du Monin
1585
~ Pardonne-moi Nombril…
~ Ô du sacré Nombril…
Isaac Habert
1585
~ Blonds sont ses longs cheveux…
Le Gaygnard
1585
~ En toutes piété…
Trellon
1587
~ De la bouche, des yeux…
Desaurs
1589
~ Tertre jumeau…
~ Main mille fois…
~ Le poil, l’œil, le devis…
Poupo
1590
~ Mais plutôt les poissons…
Pontaymeri
1594
~ Où sont vos yeux confus ?…
Du Tronchet
1595
~ Heureux soit ce jour-là… (Canz. 61)
Expilly
1596
~ Ne trouver point de fin…
Lasphrise
1597
~ Plutôt le monde…
~ Heureux qui est muet…
~ Estrées ne requiert…
~ Non sans cause, Beauvais…
Alcanon
1598
~ Le torrent, le vent…
Angot
1603
~ Qui pourrait voir au ciel…
~ Ni l’Hiver refroidi…
~ Quand je pense être fort…
Vauquelin
1605
~ Ni les beaux lis plantés…
Anne de Marquets
1605
~ La terre ne produit…
~ Si on prise beaucoup…
Maldeghem
1606
~ Mettez-moi où Phébus… (Canz. 145)
Claude Garnier
1609
~ Ores les airs…
~ Que de buissons…
~ Plutôt seront les ondes…
~ Ni mont, ni roc…
Certon
1620
~ Songe-creux Palinur’…
d’Aubigné
[1874]
~ Veillants, aigus, subtils…
~ Du plus subtil du feu…

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Âme. Fille de Dieu, immor­telle, raison­nable, vive, singu­lière, divine, épouse de Jésus-Christ, vivante, intou­chable, subtile, errante, hôtesse du corps, amie du Saint-Esprit, vitale, mouvante, invi­sible, compagne des anges, tournoyante, céleste, vaga­bonde, aché­rontée, spiri­tuelle, prompte, soucieuse, empennée, donne-vie, impal­pable.

Ce mot a diverses signi­fi­cations, quelquefois se prend pour la vie, aucune­fois pour le souffle dont l’homme respire : Signifie aussi le cœur, courage, et affection : Pareil­lement l’esprit de l’homme duquel il vit, et se prend aussi pour la volonté qui est conjointe avec l’intel­li­gence.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 13r° [Gallica, N0050715_PDF_32]
(texte modernisé).

[[Mon] âme ou [mon] âmelette. Nos amoureux transis […] en leurs écrits, princi­pa­lement vers celles dont ils espèrent obtenir quelque faveur, […] appellent [ainsi leur] amou­reuse ou amante. […] Mais si madame l’Amou­reuse […] fait la sourde oreille à leurs requêtes, elle sera lors nommée […] âme faite de fer.]

[Le Soleil est appelé par les poètes l’âme […] du monde.]

[Âme faite de fer. Amou­reuse ou amante.]

[Cellier de l’âme. Secret.]

[Demi-âme. Amie.]

[Fenêtres de l’âme, messagers de l’âme. Yeux.]

[Miroir de l’âme. Visage.]

[Tombeau de l’âme. Corps humain.]

[Voir aussi Mânes.]























Ame. Fille de Dieu, immor­telle, raison­nable, viue, singu­liere, diuine, espouse de Iesus Christ, viuante, intou­chable, subtile, errante, hostesse du corps, amie du S.Esprit, vitale, mouuante, inui­sible, compagne des anges, tournoiante, celeste, vaga­bonde, ache­rontee, spiri­tuelle, prompte, soucieuse, empennee, donne-vie, impal­pable.

Ce mot a diuerses signi­fi­cations, quelquesfois se prend pour la vie, aucune­fois pour le soufle dont l’homme respire : Signifie aussi le cueur, courage, & affection : Pareil­lement l’esprit de l’homme duquel il vit, & se prend aussi pour la volonté qui est coniointe auec l’intel­li­gence.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 13r° [Gallica, N0050715_PDF_32]
(texte original).

[[Mon] ame ou [mon] amelette. Noz amoureus transis […] en leurs escrits, princi­pa­lement vers celles dont ils esperent obtenir quelque faueur, […] appelent [ainsi leur] amou­reuse ou amante. […] Mais si madame l’Amou­reuse […] fait la sourde oreille à leurs requestes, elle sera lors nommee […] ame faite de fer.]

[Le Soleil est appellé par les poëtes l’ame […] du monde.]

[Ame faite de fer. Amou­reuse ou amante.]

[Celier de l’ame. Secret.]

[Demie ame. Amie.]

[Fenestres de l’ame, messagers de l’ame. Ieux [yeux].]

[Miroir de l’ame. Visage.]

[Tombeau de l’ame. Corps humain.]

[Voir aussi Manes.]