Jean Antoine de BAÏF (1532-1589)
Haute beauté…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.
ouvrir sur Gallica : Premier livre, p. 27.

Haute beauté dans une humble pucelle,
Un beau parler plein de grave douceur,
Sous blonds cheveux un avant-chenu cœur,
Un chaste sein où la vertu se cèle :

En corps mortel une grâce immortelle,
En douceur fière une douce rigueur,
En sage esprit une gaye vigueur,
En âme simple une sage cautèle :

Et ces beaux yeux mouveurs de mes ennuis,
Yeux suffisants pour éclaircir les nuits,
Qui font sentir aux plus transis leur flamme,

Sont les larrons (et point je ne m’en deulx)
Qui, me guettant au passage amoureux,
Au dépourvu me ravirent mon âme.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Haute beauté dans une humble pucelle,
Un beau parler plein de grave douceur,
Sous blonds cheveux un avant-chenu cœur,
Un chaste sein où la vertu se cèle :

En corps mortel une grâce immortelle,
En douceur fière une douce rigueur,
En sage esprit une gaye vigueur,
En âme simple une sage cautèle :

Et ces beaux yeux mouveurs de mes ennuis,
Yeux suffisants pour éclaircir les nuits,
Qui font sentir aux plus transis leur flamme,

Sont les larrons (et point je ne m’en deulx)
Qui, me guettant au passage amoureux,
Au dépourvu me ravirent mon âme.

 

En ligne le 15/09/12.
Dernière révision le 14/11/15.