Guillaume DU BUYS (v.1520-1594)
Tirer de long travail…
Paris, Guillaume Bichon, 1585.

TIrer de long travail un bien fâcheux repos,
Toujours vivre en soupçon sans bien peu d’assurance,

Fermer à tous propos les yeux à la dépense,
En un cœur veuf de foi commettre tout son los,

Errer de son bon gré en un nouveau chaos,
Voir le désespoir vif, et morte, l’espérance,
Trouver tard le plaisir, prompte la repentance,
Sentir, sans y penser, tarir veines et os :

Plaindre et languir un an et s’éjouir une heure,
Ne s’oser approcher du lieu où l’on demeure,
Être comblé d’ennui et vivre allègrement,

S’aveugler d’un regard pour si peu qu’il nous rie,
Bien heureux s’estimer quand du tout on s’oublie,
Font goûter en amour, et l’aise, et le tourment.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

TIrer de long travail un bien fâcheux repos,
Toujours vivre en soupçon sans bien peu d’assurance,

Fermer à tous propos les yeux à la dépense,
En un cœur veuf de foi commettre tout son los,

Errer de son bon gré en un nouveau chaos,
Voir le désespoir vif, et morte, l’espérance,
Trouver tard le plaisir, prompte la repentance,
Sentir, sans y penser, tarir veines et os :

Plaindre et languir un an et s’éjouir une heure,
Ne s’oser approcher du lieu où l’on demeure,
Être comblé d’ennui et vivre allègrement,

S’aveugler d’un regard pour si peu qu’il nous rie,
Bien heureux s’estimer quand du tout on s’oublie,
Font goûter en amour, et l’aise, et le tourment.

 

En ligne le 16/09/06.
Dernière révision le 06/10/10.