Agrippa d’AUBIGNÉ (1552-1630)
Du plus subtil du feu…
Paris, Alphonse Lemerre, 1874.

Du plus subtil du feu, de l’air plus agréable,
Du sang plus pur et net, du corps plus précieux,
Comme un autre soleil pour éclairer ces lieux,
Tu fus fait à nature un chef-d’œuvre amiable,
Tu es donc pur et beau, redouté, désirable
Du sang et de l’humeur, du renom et des yeux
Et ton âme épuisa tous les trésors des Cieux,
Et ton corps, le trésor de la terre habitable,
Mariage très saint de Cybèle, du Ciel
Le nectar, l’ambroisie et le sucre et le miel :
Ô accompli repos d’une grâce éternelle
Qui en digne sujet épuisant ses trésors,

De feu, d’air, sang, d’humeur pure, vive, haute et belle,
Créa, fit, mit, forma âme, esprit, cœur et corps.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Du plus subtil du feu, de l’air plus agréable,
Du sang plus pur et net, du corps plus précieux,
Comme un autre soleil pour éclairer ces lieux,
Tu fus fait à nature un chef-d’œuvre amiable,
Tu es donc pur et beau, redouté, désirable
Du sang et de l’humeur, du renom et des yeux
Et ton âme épuisa tous les trésors des Cieux,
Et ton corps, le trésor de la terre habitable,
Mariage très saint de Cybèle, du Ciel
Le nectar, l’ambroisie et le sucre et le miel :
Ô accompli repos d’une grâce éternelle
Qui en digne sujet épuisant ses trésors,

De feu, d’air, sang, d’humeur pure, vive, haute et belle,
Créa, fit, mit, forma âme, esprit, cœur et corps.

 

En ligne le 08/01/12.
Dernière révision le 06/02/13.