Vasquin PHILIEUL (1522-?)
Ô doux dédains…
Avignon, Barthélémy Bonhomme, 1555 (Paris, 1548).
ouvrir sur Gallica : livre I, sonnet cxxv, pp. 124-125.

Ô doux dédains, doux débats, douces paix,
Doux mal et peine, et doux pleur répandu,
Et doux parler, doucement entendu,
Qui d’un doux vent et doux feu me repais :

Ne plains plus âme, ains endure, et te tais,
Trempant le doux d’amertume offendu,
Avec l’honneur, que celle t’a rendu,
À qui je dis, sans autre tu me plais.

Quelqu’un (peut-être) un jour de nous dira :
Un vrai amour cestui-ci martyra,
L’autre, ô fortune envieuse à mes yeux !

Que n’ai-je vu ce beau divin regard ?
Que n’ai-je été, ô mes ans ennuyeux,
Plus tôt au monde ? ou donc elle plus tard ?

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ô doux dédains, doux débats, douces paix,
Doux mal et peine, et doux pleur répandu,
Et doux parler, doucement entendu,
Qui d’un doux vent et doux feu me repais :

Ne plains plus âme, ains endure, et te tais,
Trempant le doux d’amertume offendu,
Avec l’honneur, que celle t’a rendu,
À qui je dis, sans autre tu me plais.

Quelqu’un (peut-être) un jour de nous dira :
Un vrai amour cestui-ci martyra,
L’autre, ô fortune envieuse à mes yeux !

Que n’ai-je vu ce beau divin regard ?
Que n’ai-je été, ô mes ans ennuyeux,
Plus tôt au monde ? ou donc elle plus tard ?

 

En ligne le 04/05/16.
Dernière révision le 04/05/16.