««« grâ­ce »»»

« grâce », « grâ­ces », « Grâ­ces » ou « Grâce » dans :
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Paix je ne trouve… (Canz. 134)
~ Grâces qu’à peu… (Canz. 213)
François Habert
1549
~ Celui qui voir…
Du Bellay
1549
~ La Nuit m’est courte…
~ Qui a vu les Lis, et les Roses…
1550
~ Ces cheveux d’or, ce front…
~ Rendez à l’or…
1552
~ Ce ne sont pas…
Tyard
1549
~ Sous ton haut front…
1551
~ Qui voit (Phébus…
Ron­sard
1552
~ Ce ne sont qu’haims…
~ Un grand rocher…
1553
~ Un chaste feu…
Baïf
1552
~ Tu as les yeux…
~ Dans ces coraux…
~ Haute beauté…
1555
~ Ô pas en vain perdus…
~ Ma Francine est partout…
~ Ô beaux yeux azu­rins…
La Haye
1553
~ Petite porte…
Magny
1553
~ Plutôt la mer…
1557
~ Ces beaux cheveux dorés…
~ J’ai dit cent fois, Pascal…
~ Vos célestes beautés…
Goho­ry
1554
~ Je suis en paix…
Le Caron
1554
~ Où prit Jupin…
~ Claire en beauté…
~ Ni les honneurs…
Fon­taine
1555
~ Mon petit fils… [strophe 7]
Pele­tier
1555
~ Fortune, Amour…
La Péruse
1555
~ Cassandre vit…
Pas­quier
1555
~ Et de ses yeux…
~ Puisque je vois…
Buttet
1561
~ Toujours ne sera d’or…
La Bode­rie
1571
~ Phébus, Peithon…
Bel­leau
1572
~ Ainsi que les lauriers…
Turrin
1572
~ Chênes coulez le miel…
Jo­delle
1574
~ Que n’ai-je mes esprits…
Chante­louve
1576
~ En noble sang…
Le Loyer
1576
~ N’espérer qu’une paix…
~ Ta beauté, ta vertu…
1579
~ Du lustre, des appâts…
Le Saulx
1577
~ Plus qu’on ne voit au ciel… (Th. 76)
~ Si quelqu’un peut nombrer… (Th. 147)
Cathe­rine Des Roches
1579
~ Belle plutôt les eaux…
1583
~ La Beauté, la doctrine…
~ Pithon, Diane, Minerve…
~ Les Lettres, les Vertus…
~ Les Muses, la Pithon…
Courtin
1581
~ Il était jour…
~ Rien ne me plaît…
La Jessée
1583
~ J’aime le doux repos…
~ Heureux qui voit…
~ Ma Nymphe a les yeux verts…
~ Ni l’or qui va dorant…
~ Que de grâces, d’attraits…
~ Je te sondais ainsi…
Blan­chon
1583
~ Celui qui nombre­rait…
~ L’Amour, la Mort, le sort…
~ Amour est vie, et mort…
~ Si ma plume pouvait…
Cornu
1583
~ Mon cœur, mon doux souci…
Jacques de Romieu
1584
~ Que servent ces œillets…
Joseph Du Chesne
1584
~ Fais plutôt par la bonté tienne…
Du Monin
1585
~ Pourquoi nenni ?…
~ Pardonne-moi Nombril…
Isaac Habert
1585
~ Quand je te veux louer…
Le Gay­gnard
1585
~ Ma Plume mainte fois…
~ D’un destin ordon­né…
~ En toutes piété…
Le Poulchre
1587
~ Ah de qui misé­rable…
Poupo
1590
~ Pour compter les valeurs…
~ Il n’y a pas au bord…
Expil­ly
1596
~ Cypris, Pithon, Minerve…
Las­phrise
1597
~ Ce riche enten­de­ment…
Guy de Tours
1598 [1878]
~ Belle fleur de quinze ans…
Vermeil
1600
~ Puisque tu veux dompter…
Angot
1603
~ Quand je pense êttre fort…
Anne de Marquets
1605
~ Si on prise beaucoup…
Malde­ghem
1606
~ J’ai mille fois le cœur… (Canz. 21)
Nostre­dame
1606
~ Pensons un peu…
Claude Garnier
1609
~ Par le milieu…
~ Qui peut nombrer…
~ Soit qu’elle parle…
~ Ces feux jumeaux…
d’Aubi­gné
[1874]
~ Piéça ton natu­rel…
~ Du plus subtil du feu…

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voir aussi
« les Grâces » selon
# Proust, 1549
# Bouillet, 1878

 

Grâce. Divine, courtoise, bien­sé­ante, mignarde, bonne, favo­rable, excel­lente, bénigne, pitoyable, misé­ri­cor­dieuse, humaine, naïve, belle, douce, rémis­sible, honnête, amiable, joyeuse, triple, affable, blandis­sante, délec­table, propre, gentille, pardon­nante.

Grâce a diverses signi­fi­ca­tions. Aucune­fois ce mot est pris pour le bien et plaisir qu’on a fait à celui qui ne l’a desser­vi : Quelque­fois pour le pardon et rémis­sion d’un malfait : C’est aussi le nom des trois déesses, que les Grecs nommaient Charites : Davan­tage il signi­fie ce que les Latins appellent Decor, qui est le maintien qu’a la personne, quand ce qu’elle dit ou fait lui sied bien ou mal.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 116r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_238]
(texte modernisé).

[Amies des Grâces. Muses.]

[Gracieux /-euse /-s. Accueil, adieu, amiel­lure, Amour, amou­reux ou amant, aspect, attrait, baiser, bonté, Charites, clémence, confort, courti­sane, courtoi­sie, crédit, dame, don, douceur, faconde, faveur, fille, geste, homme, lettres, maintien, merci, nouveau­té, nouvelles, odeur bonne, pardons, parfum, parole, plaisir, présent, printemps, repos, ris, saveur, somme ou som­meil, souris, support, thym, traite­ment, Vénus, visage, vit, yeux, Zéphyre.]

[Mal-gracieux /-euse. Austé­ri­té, joug, vieil ou vieil­lard.]

[Mère des Grâces. Vénus.]

[Première des Grâces. Pasi­thée.]







Jean PROUST, 1549.


Des Grâces) Les Grâces, ou selon le grec les Charites, sont les trois pucelles, qui suivent la Déesse d’Amour. La I. s’appelle Aglaë, qui se peut inter­pré­ter majesté. La II. Euphro­sine, c’est autant comme liesse, et joyeu­se­té. La III. Thalie, on la peut entendre pour une certaine gaillar­dise, soit en gestes, ou en paroles. Quelques-uns y ajoutent Pitho, qui est la Déesse de persua­sion : les autres Pasi­thée, c’est comme si on disait toute divine, & qui comprend en soi la majes­té, la joyeu­se­té, gail­lar­dise, & faconde de toutes les autres.

Jean PROUST, « Brève expo­sition de quelques passages poétiques les plus diffi­ciles contenus en cet œuvre »,
« De l’Ode II., p. 28 »,
in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549
pp. 77-78 [Gallica, NUMM-71119, PDF_78_79]
(texte modernisé).







Marie-Nicolas BOUILLET, 1878.


GRÂCES (les), Charites chez les Grecs, Gratiæ chez les Latins, filles de Jupi­ter et d’Eury­nome, ou selon d’autres d’Apol­lon et de Vénus, étaient les compagnes de Vénus et prési­daient à la gaieté des festins, à l’harmo­nie des fêtes, à la joie inno­cente, à tout ce qui est beau, radieux, attrayant ; elles étaient la person­ni­fi­ca­tion de ce qu’il [y] a de plus sédui­sant dans la beauté. Les Grecs juraient par les Grâces et ouvraient le repas en vidant une coupe en leur honneur. On en compte ordi­nai­re­ment trois : Aglaé (brillante), Thalie (verdoyante, qui inspire la joie), et Euphro­syne (qui réjouit l’âme). A Sparte et à Athènes, on n’en admet­tait que deux. On les repré­sen­tait tantôt vêtues de longues robes, tantôt sous la figure de trois jeunes vierges nues, sans ceinture, les mains et les bras entre­la­cés, et formant des danses agré­ables auprès de Vénus. Parmi les groupes antiques des Grâces qui ont été conser­vés, les plus célèbres sont ceux de la villa Borghèse et du palais Ruspoli à Rome, et celui que l’on conserve au dôme de Sienne.

Marie-Nicolas BOUILLET,
Dictionnaire universel d’Histoire et de Géographie,
vingt-sixième édition, 1878,
p. 782 [Gallica, NUMM-4849].







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Grace. Diuine, courtoise, bien-seante, mignarde, bonne, fauo­rable, excel­lente, benigne, pitoiable, mise­ri­cor­dieuse, humaine, naïue, belle, douce, remis­sible, honneste, amiable, ioïeuse, triple, affable, blandis­sante, delec­table, propre, gentille, pardon­nante.

Grace a diuerses signi­fi­ca­tions. Aucune­fois ce mot est prins pour le bien & plaisir qu’on a fait à celui qui ne l’a deser­ui: Quelque­fois pour le pardon & remis­sion d’vn malfait: C’est aussi le nom des trois deesses, que les Grecs nommaient Charites: D’auan­tage il signi­fie ce que les Latins appellent Decor, qui est le maintien qu’a la personne, quand ce qu’elle dit ou fait lui sied bien ou mal.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 116r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_238]
(texte original).

[Amies des graces. Muses.]

[Gratieus [+gracieus] /-euse /-s. Accueil, adieu, amiel­leure, Amour, amou­reus ou aimant, aspect, attrait, baiser, bonté, Charites, clemence, confort, courti­sane, courtoi­sie, credit, dame, don, douceur, faconde, faueur, fille, geste, homme, ieux [yeux], lettres, maintien, merci, nouueau­té, nouuelles, odeur bonne, pardons, parfum, parole, plaisir, present, printemps, repos, ris, saueur, somme ou som­meil, souris, support, thym, traicte­ment, Venus, visage, vit, Zephyre.]

[Mal-gratieus /-euse [mal-gracieuse]. Auste­ri­té, ioug, vieil ou vieil­lard.]

[Mere des Graces. Venus.]

[Premiere des Graces. Pasi­thee.]








Ian PROUST, 1549.


Des Graces) Les Graces, ou selon le grec les Charites, sont les trois pucelles, qui suyuent la Déesse d’Amour. La I. s’appelle Aglaïe, qui se peult inter­pre­ter maiesté. La II. Euphro­sine, c’est autant comme liesse, et ioyeu­se­té. La III. Thalie, on la peult entendre pour une certaine gail­lar­disse, soit en gestes, ou en paroles. Quelques uns y adioustent Pitho, qui est la Déesse de persua­sion: les aultres Pasi­thée, c’est comme si on disoit toute diuine, & qui comprent en soy la maies­té, la ioyeu­se­té, gail­lar­dise, & faconde de toutes les autres.

Ian PROUST, « Brieue expo­sition de quelques passaiges poëtiques les plus diffi­ciles contenuz en cet œuure »,
« De l’Ode II., p. 28 »,
in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549
pp. 77-78 [Gallica, NUMM-71119, PDF_78_79]
(texte original).








Liens

* On peut lire l’article Charites / Grâces du Grenier de Clio, suivi de réfé­rences aux sources antiques.

* On peut regarder La « danse » des trois Grâces sur l’une des pages Langues anciennes du site de l’Aca­dé­mie de Nancy-Metz.

Liens valides au 16/06/18.