Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Quand l’amitié…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

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textes de
La Jessée

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propos :
la constance dans l’amour

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Quand l’amitié que Madame me porte,
D’affection envers moi changera :
Apprivoisé près du Loup mangera
Le doux Agneau, vêtu de même sorte.

La haine vive, et naturelle, et forte,
Du Basilic, et l’Aspic cessera :
Le chaud Été frileux Hiver sera,
Et ses moissons deviendront glace morte.

Plutôt mon ombre en l’air je poursuivrai,
Plutôt sans âme, et sans cœur je vivrai :
Plutôt encor mourra ma foi parfaite.

Las ! en ce point j’ai flatté mes ennuis,
Jusqu’aujourd’hui, qu’assurer je me puis
D’un vain espoir, et d’une amour défaite.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Quand l’amitié que Madame me porte,
D’affection envers moi changera :
Apprivoisé près du Loup mangera
Le doux Agneau, vêtu de même sorte.

La haine vive, et naturelle, et forte,
Du Basilic, et l’Aspic cessera :
Le chaud Été frileux Hiver sera,
Et ses moissons deviendront glace morte.

Plutôt mon ombre en l’air je poursuivrai,
Plutôt sans âme, et sans cœur je vivrai :
Plutôt encor mourra ma foi parfaite.

Las ! en ce point j’ai flatté mes ennuis,
Jusqu’aujourd’hui, qu’assurer je me puis
D’un vain espoir, et d’une amour défaite.

 

En ligne le 21/03/10.
Dernière révision le 07/04/11.