François de LOUVENCOURT (1569-1638)
Qui peut compter…
Paris, George Drobet, 1595.

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textes de
Louven­court

 


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dispo­si­tion du
pré­am­bule
(vers 1-13)

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propos :
les douleurs de l’amant

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Qui peut compter tous les oiseaux des bois,
Qui peut compter tous les blés de la terre,
Qui peut compter tous les maux de la guerre,
Et de la mer tous les vagueux abois :

Qui peut compter l’or des riches Indois,
Et les poissons que l’Océan enserre,
Qui peut compter les feuilles du lierre,
Et les flambeaux du Ciel dessus ses doigts.

Qui peut compter les glaçons de Scythie,
Ou les sablons de la chaude Libye,
Ou les pépins que l’Automne produit :

Il peut compter les douleurs de mon âme,
Et les soupirs qu’un courroux de ma Dame
Me fait jeter et le jour et la nuit.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Qui peut compter tous les oiseaux des bois,
Qui peut compter tous les blés de la terre,
Qui peut compter tous les maux de la guerre,
Et de la mer tous les vagueux abois :

Qui peut compter l’or des riches Indois,
Et les poissons que l’Océan enserre,
Qui peut compter les feuilles du lierre,
Et les flambeaux du Ciel dessus ses doigts.

Qui peut compter les glaçons de Scythie,
Ou les sablons de la chaude Libye,
Ou les pépins que l’Automne produit :

Il peut compter les douleurs de mon âme,
Et les soupirs qu’un courroux de ma Dame
Me fait jeter et le jour et la nuit.

 

En ligne le 12/12/18.
Dernière révision le 12/12/18.