Philippe DESPORTES (1546-1606)
Quel feu par les vents animé…
Paris, Robert Estienne, 1573.

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textes de
Desportes

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dispo­sition du
pré­ambule
(vers 7-11)

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propos :
les dou­leurs de l’amant

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Quel feu par les vents animé,
Quel mont nuit et jour consumé
Passe mon amoureuse flamme ?
Et quel Océan fluctueux

Écume en flots impétueux
Si fort que la mer de mon âme ?

L’hiver n’a point tant de glaçons,
L’été tant de jaunes moissons,
L’Afrique de chaudes arènes,
Le ciel de feux étincelants,
Et la nuit de songes volants,
Que pour vous j’endure de peines.

Toute douleur qui nous survient
Peu à peu moins forte devient,
Le temps comme un songe l’emporte :
Mais il ne faut pas espérer
Que le temps puisse modérer
Le mal que votre œil nous apporte.

[…]

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Quel feu par les vents animé,
Quel mont nuit et jour consumé
Passe mon amoureuse flamme ?
Et quel Océan fluctueux

Écume en flots impétueux
Si fort que la mer de mon âme ?

L’hiver n’a point tant de glaçons,
L’été tant de jaunes moissons,
L’Afrique de chaudes arènes,
Le ciel de feux étincelants,
Et la nuit de songes volants,
Que pour vous j’endure de peines.

Toute douleur qui nous survient
Peu à peu moins forte devient,
Le temps comme un songe l’emporte :
Mais il ne faut pas espérer
Que le temps puisse modérer
Le mal que votre œil nous apporte.

[…]

 

En ligne le 05/10/06.
Dernière révision le 22/12/12.