Pierre de RONSARD (1524-1585)
Doux fut le trait…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.
ouvrir sur Gallica : Sonnets, p. 24.

Doux fut le trait, qu’amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.

Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Devant son chant marié gentement
Avec mes vers animés de son pouce.

Telle douceur de sa voix coule à bas,
Que sans l’ouïr vraiment on ne sait pas,
Comme en ses rets amour nous encordelle.

Sans l’ouïr dis-je amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.

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Doux fut le trait, qu’amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.

Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Devant son chant marié gentement
Avec mes vers animés de son pouce.

Telle douceur de sa voix coule à bas,
Que sans l’ouïr vraiment on ne sait pas,
Comme en ses rets amour nous encordelle.

Sans l’ouïr dis-je amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.

 

En ligne le 04/02/16.
Dernière révision le 22/06/17.