Clovis HESTEAU (?-?)
Si je vis par la mort…
Paris, Abel L’Angelier, 1578.
ouvrir sur Gallica : Amours, sonnet LXXXVI, f° 54v°.

Si je vis par la mort, si je meurs par la vie,
Si je transis au feu, si je brûle dans l’eau,
Si j’appelle en chantant l’implacable tombeau,
Mon âme est-elle pas d’étranges maux suivie.

Si je vis bien content, et si je meurs d’envie,
Si je crois qu’un Aspic soit gracieux et beau,
Si au pied d’un rocher je cherche son coupeau,
Suis-je pas possédé d’une étrange manie.

Hélas dites-moi donc, dites cher Belle-Fleur,
Lequel me sied le mieux ou la joie ou le pleur :
Dites, en ce danger quel onguent m’est propice.

Si je la veux charmer je me charme les sens,
Je perds en vain le temps haletant mes accents,
Ainsi que fit Orphée après son Eurydice.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Si je vis par la mort, si je meurs par la vie,
Si je transis au feu, si je brûle dans l’eau,
Si j’appelle en chantant l’implacable tombeau,
Mon âme est-elle pas d’étranges maux suivie.

Si je vis bien content, et si je meurs d’envie,
Si je crois qu’un Aspic soit gracieux et beau,
Si au pied d’un rocher je cherche son coupeau,
Suis-je pas possédé d’une étrange manie.

Hélas dites-moi donc, dites cher Belle-Fleur,
Lequel me sied le mieux ou la joie ou le pleur :
Dites, en ce danger quel onguent m’est propice.

Si je la veux charmer je me charme les sens,
Je perds en vain le temps haletant mes accents,
Ainsi que fit Orphée après son Eurydice.

 

En ligne le 27/09/08.
Dernière révision le 22/08/10.