Pierre de RONSARD (1524-1585)
Ô traits fichés…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.

«««

textes de
Ron­sard

»»»


«««

ana­phore de
« ô »
(vers 1-12)

»»»


«««

imi­ta­tion de
O passi sparsi…

»»»

ouvrir sur Gallica : Sonnets, p. 77.

Ô traits fichés dans le but de mon âme,
Ô folle emprise, ô pensers repensés,
Ô vainement mes jeunes ans passés,
Ô miel, ô fiel, dont me repaît Madame.

Ô chaud, ô froid, qui m’englace et m’enflamme,
Ô prompts désirs d’espérance cassés,
Ô douce erreur, ô pas en vain tracés,
Ô monts, ô rocs, que ma douleur entame.

Ô Terre, ô mer, chaos, destins et cieux,
Ô nuit, ô jour, ô Mânes stygieux,
Ô fière ardeur, ô passion trop forte :

Ô vous Démons, et vous divins Esprits,
Si quelque amour quelquefois vous a pris,
Voyez pour Dieu quelle peine je porte.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ô traits fichés dans le but de mon âme,
Ô folle emprise, ô pensers repensés,
Ô vainement mes jeunes ans passés,
Ô miel, ô fiel, dont me repaît Madame.

Ô chaud, ô froid, qui m’englace et m’enflamme,
Ô prompts désirs d’espérance cassés,
Ô douce erreur, ô pas en vain tracés,
Ô monts, ô rocs, que ma douleur entame.

Ô Terre, ô mer, chaos, destins et cieux,
Ô nuit, ô jour, ô Mânes stygieux,
Ô fière ardeur, ô passion trop forte :

Ô vous Démons, et vous divins Esprits,
Si quelque amour quelquefois vous a pris,
Voyez pour Dieu quelle peine je porte.

 

En ligne le 04/03/16.
Dernière révision le 18/11/18.