Étienne PASQUIER (1529-1615)
Ô sot désir…
Paris, Vincent Sertenas, 1555.
ouvrir sur Gallica : Sonnets, f° 9r°.

Ô sot désir trop vainement perdu,
Ô lourd discours d’une vague pensée,
Ô espérance en rien récompensée,
Ô temps volage à crédit dépendu,

Ô âme, ô sens pour néant éperdu,
Ô foi par moi trop follement jurée,
Ô liberté sans profit conjurée,
Ô frêle bien longuement attendu,

Ô cieux cruels, ô grossière nature,
Ô fier destin, ô perverse influence,
Ô plaie étrange, ô étrange pointure,

Ô peu d’esprit, ô peu de connaissance,
Si ce bien-là pour qui ce mal j’endure
S’évanouit dès lors de sa naissance.

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Ô sot désir trop vainement perdu,
Ô lourd discours d’une vague pensée,
Ô espérance en rien récompensée,
Ô temps volage à crédit dépendu,

Ô âme, ô sens pour néant éperdu,
Ô foi par moi trop follement jurée,
Ô liberté sans profit conjurée,
Ô frêle bien longuement attendu,

Ô cieux cruels, ô grossière nature,
Ô fier destin, ô perverse influence,
Ô plaie étrange, ô étrange pointure,

Ô peu d’esprit, ô peu de connaissance,
Si ce bien-là pour qui ce mal j’endure
S’évanouit dès lors de sa naissance.

 

En ligne le 21/06/16.
Dernière révision le 21/06/16.