Claude de PONTOUX (v. 1540-av. 1579)
Vouloir m’épronne…
Paris, Nicolas Bonfons, 1579.

VOuloir m’épronne, et l’aveugle me guide,
Plaisir m’attire, usance me transporte,
Espoir m’allèche, et vanité me porte,
Penser m’abuse, et l’attente me bride,

Rigueur m’oppresse, et captif si je cuide
Pour sortir hors m’approcher de la porte,
Soin me retire, et le temps me conforte,
Le désir m’enfle, et le sort me tient vide.

Ma joie est fausse, et ma douleur certaine,
Ma peine est vraie, et ma douceur est vaine,
Mes sens sont vifs, et ma raison est morte.

Ainsi mon âme est sans cesse occupée
Des passions qui la tiennent campée :
Depuis cinq ans je vis en telle sorte.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

VOuloir m’épronne, et l’aveugle me guide,
Plaisir m’attire, usance me transporte,
Espoir m’allèche, et vanité me porte,
Penser m’abuse, et l’attente me bride,

Rigueur m’oppresse, et captif si je cuide
Pour sortir hors m’approcher de la porte,
Soin me retire, et le temps me conforte,
Le désir m’enfle, et le sort me tient vide.

Ma joie est fausse, et ma douleur certaine,
Ma peine est vraie, et ma douceur est vaine,
Mes sens sont vifs, et ma raison est morte.

Ainsi mon âme est sans cesse occupée
Des passions qui la tiennent campée :
Depuis cinq ans je vis en telle sorte.

 

En ligne le 15/05/20.
Dernière révision le 15/05/20.