Jean de LA GESSÉE (1551-?)
Que de grâces, d’attraits…
Paris, Galliot Corrozet, 1578.

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La Jessée

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de l’amant

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Que de grâces, d’attraits, de ris, de courtoisies,
D’amours, et de soulas, en ma Nymphe j’élis !
Cérès foisonne moins en blonds épis cueillis,
Le Ciel en feux dorés, l’Inde en perles choisies.

Que de peurs, de regrets, de maux, et jalousies,
Gênent mon triste cœur, et mes sens défaillis !
L’Enfer n’abonde tant en esprits assaillis,
Un malade en langueurs, un fol en frénésies.

Voilà comment Madame est hautaine en beauté,
Voilà comment son serf est ferme en loyauté,
Voilà comment, Amour, tu m’assaus, et me laces !

Qui s’ébahira donc, me voyant abattu ?
Las ! vous m’êtes ici ce qu’est en toutes places
L’Aimant au dur acier, et l’Ambre au vil fétu.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Que de grâces, d’attraits, de ris, de courtoisies,
D’amours, et de soulas, en ma Nymphe j’élis !
Cérès foisonne moins en blonds épis cueillis,
Le Ciel en feux dorés, l’Inde en perles choisies.

Que de peurs, de regrets, de maux, et jalousies,
Gênent mon triste cœur, et mes sens défaillis !
L’Enfer n’abonde tant en esprits assaillis,
Un malade en langueurs, un fol en frénésies.

Voilà comment Madame est hautaine en beauté,
Voilà comment son serf est ferme en loyauté,
Voilà comment, Amour, tu m’assaus, et me laces !

Qui s’ébahira donc, me voyant abattu ?
Las ! vous m’êtes ici ce qu’est en toutes places
L’Aimant au dur acier, et l’Ambre au vil fétu.

 

En ligne le 08/01/20,
s’ajoute à la version de 1583 en ligne le 23/03/07,
Dernière révision le 08/01/20.