Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Ixion »»»

« Ixion » dans :
Hesteau
1578
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voir aussi
« Ixion » selon
# Proust, 1549.


 

Ixion. Parjure, misé­rable, thessa­lien, fausse-foi, méchant, dé­loyal, témé­raire, lascif, malheu­reux.

Ixion fils de Jupi­ter épou­sa une nommée Dié, de laquelle le père eut à nom Déïonée, qui par la trahi­son de son gendre, mourut misé­ra­ble­ment dedans un grand creux rempli de charbons ardents : L’horreur de ce crime mit Ixion en si grande haine des dieux et des hommes, que par un long temps il errait çà et là vaga­bond, ne trouvant personne qui le voulût rece­voir : Enfin Jupi­ter ayant pitié de lui le purgea de ce forfait, et le fit venir au Ciel, où s’étant un jour eni­vré de Nectar, et saoulé d’Ambroi­sie, il fut si présomp­tueux de presser Junon de son déshon­neur : dont elle grande­ment courrou­cée en fit le rapport à Jupi­ter, qui pour en savoir la véri­té prit une nuée, de laquelle il fit une image moult ressem­blante à Junon, et ayant Ixion accom­pli son désor­don­né vouloir avec elle, de là naquirent les Centaures. À cette cause Jupi­ter ne le pouvant faire mourir (parce qu’il avait mangé de l’Ambroi­sie) l’envoya tout vif aux enfers, et le fit par les mains et par les pieds atta­cher à une roue qui tourne perpé­tuel­le­ment.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 142r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_290_291]
(texte modernisé).

[Voir aussi les suppliciés Bélides, Phinée, Sisyphe, Tantale.]







Jean PROUST, 1549.


Ixion) Il osa prier d’amour Junon femme de Jupi­ter, Déesse de l’air, que pour cette raison les poètes feignent avoir suppo­sé une nue à sa figure, et semblance, où ledit Ixion pensant jouir de ses amours engen­dra les Centaures demi-hommes, et demi-chevaux, qui furent défaits par les Lapythes.

Jean PROUST, « Brève expo­sition de quelques passages poétiques les plus diffi­ciles contenus en cet œuvre »,
« De l’Ode XI »,
in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549
p. 89 [Gallica, NUMM-71119, PDF_90]
(texte modernisé).







Ixion. Pariure, mise­rable, thessa­lien, fauce-foi, meschant, des­loial, teme­raire, lascif, malheu­reus.

Ixion fils de Iuppi­ter espou­sa vne nommee Die, de laquelle le pere eut à nom Deïonee, qui par la trahi­son de son gendre, mourut mise­ra­ble­ment dedans vn grand creux rempli de charbons ardents : L’horreur de ce crime meit Ixion en si grande haine des dieux & des hommes, que par vn long temps il erroit ça & la vaga­bond, ne trouuant personne qui le voulust rece­uoir : En fin Iuppi­ter aiant pitié de lui le purgea de ce forfait, & le fit venir au Ciel, ou s’estant vn iour eni­uré de Nectar, & saoulé d’Ambro­sie, il fut si presomp­tueus de presser Iunon de son deshon­neur: dont elle grande­ment courrou­cee en fit le rapport à Iupi­ter, qui pour en sçauoir la veri­té print vne nuee, de laquelle il fit vne image moult ressem­blante à Iunon, & aiant Ixion accom­pli son desor­don­né vouloir auec elle, de là nasquirent les Centaures. A ceste cause Iupi­ter ne le pouuant faire mourir (parce qu’il auoit mangé de l’Ambro­sie) l’enuoia tout vif aux enfers, & le fit par les mains & par les pieds atta­cher à vne roue qui tourne perpe­tuel­le­ment.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 142r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_290_291]
(texte original).

[Voir aussi les suppliciés Belides, Phinee, Sisyphe, Tantale.]








Ian PROUST, 1549.


Ixion) Il osa prier d’amour Iuno femme de Iupi­ter, Déesse de l’air, que pour cete raison les poëtes feignent auoir suppo­sé une nue à sa figure, & semblance, ou ledict Ixion pensant iouir de ses amours engen­dra les Centaures demy-hommes, & demy-cheuaux, qui furent deffaicts par les Lapythes.

Ian PROUST, « Brieue expo­sition de quelques passaiges poëtiques les plus diffi­ciles contenuz en cet œuure »,
« De l’Ode XI »,
in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549
p. 89 [Gallica, NUMM-71119, PDF_90]
(texte original).








Liens

* on peut voir une image d’Ixion à côté de Sisyphe et de Tantale sur une des pages de mytho­logie du site néer­lan­dais kox kollum en klassie­ken.

Liens valides au 14/04/18.