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« Ixion » dans :
Des Autels
1550
~ Le beau Phé­bus…
Ron­sard
1553
~ Je voudrais être…
Hes­teau
1578
~ Passants ne cher­chez plus…
~ L’impu­dent Ixion…
Bi­rague
1585
~ Plutôt les pâles Sœurs…

~#~
















voir aussi
« Ixion » selon
# Proust, 1549.


Source du commen­taire : Muret, 1553


 

Ixion. Parjure, mi­sé­rable, thes­sa­lien, fausse-foi, mé­chant, dé­loyal, té­mé­raire, las­cif, mal­heu­reux.

Ixion fils de Jupi­ter épou­sa une nom­mée Dié, de la­quelle le père eut à nom Déïonée, qui par la tra­hi­son de son gendre, mou­rut misé­ra­ble­ment de­dans un grand creux rem­pli de char­bons ar­dents : L’hor­reur de ce crime mit Ixion en si grande haine des dieux et des hommes, que par un long temps il errait çà et là va­ga­bond, ne trou­vant per­sonne qui le vou­lût re­ce­voir : Enfin Ju­pi­ter ayant pi­tié de lui le pur­gea de ce for­fait, et le fit ve­nir au Ciel, où s’étant un jour eni­vré de Nec­tar, et saou­lé d’Am­broi­sie, il fut si pré­somp­tueux de pres­ser Ju­non de son déshon­neur : dont elle gran­de­ment cour­rou­cée en fit le rap­port à Ju­pi­ter, qui pour en sa­voir la vé­ri­té prit une nuée, de la­quelle il fit une image moult res­sem­blante à Ju­non, et ayant Ixion accom­pli son dé­sor­don­né vou­loir avec elle, de là na­quirent les Cen­taures. À cette cause Ju­pi­ter ne le pou­vant faire mou­rir (parce qu’il avait man­gé de l’Am­broi­sie) l’en­voya tout vif aux en­fers, et le fit par les mains et par les pieds at­ta­cher à une roue qui tourne per­pé­tuel­le­ment.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 142r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_290_291]
(texte modernisé).

[Voir les autres suppli­ciés infer­naux : les Bé­lides, Si­syphe, Tan­tale, Ti­tye ; voir encore Phi­née, Pro­mé­thée et Pha­la­ris.]


 

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Jean PROUST, 1549.
 

Ixion) Il osa prier d’amour Ju­non femme de Ju­pi­ter, Déesse de l’air, que pour cette rai­son les poètes feignent avoir sup­po­sé une nue à sa figure, et sem­blance, où ledit Ixion pen­sant jouir de ses amours en­gen­dra les Cen­taures demi-hommes, et demi-chevaux, qui furent dé­faits par les Lapithes.

Jean PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549,
« Brève exposi­tion de quelques passages poétiques les plus diffi­ciles contenus en cet œuvre », « De l’Ode XI », p. 89 [Gallica, NUMM-71119, PDF_90]
(texte modernisé).


 

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Ixion. Pariure, mi­se­rable, thes­sa­lien, fauce-foi, mes­chant, des­loial, te­me­raire, las­cif, mal­heu­reus.

Ixion fils de Iup­pi­ter espou­sa vne nommee Die, de laquelle le pere eut à nom Deïonee, qui par la tra­hi­son de son gendre, mou­rut mi­se­ra­ble­ment de­dans vn grand creux rem­pli de char­bons ar­dents : L’hor­reur de ce crime meit Ixion en si grande haine des dieux & des hommes, que par vn long temps il erroit ça & la va­ga­bond, ne trou­uant per­sonne qui le vou­lust re­ce­uoir : En fin Iup­pi­ter aiant pi­tié de lui le pur­gea de ce for­fait, & le fit ve­nir au Ciel, ou s’estant vn iour eni­uré de Nec­tar, & saou­lé d’Am­bro­sie, il fut si pre­somp­tueus de pres­ser Iu­non de son des­hon­neur: dont elle gran­de­ment cour­rou­cee en fit le rap­port à Iu­pi­ter, qui pour en sça­uoir la ve­ri­té print vne nuee, de la­quelle il fit vne image moult res­sem­blante à Iu­non, & aiant Ixion ac­com­pli son de­sor­don­né vou­loir auec elle, de là nas­quirent les Cen­taures. A ceste cause Iu­pi­ter ne le pou­uant faire mou­rir (parce qu’il auoit man­gé de l’Am­bro­sie) l’enuoia tout vif aux enfers, & le fit par les mains & par les pieds at­ta­cher à vne roue qui tourne per­pe­tuel­le­ment.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 142r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_290_291]
(texte original).

[Voir les autres suppli­ciés infer­naux : les Be­lides, Si­syphe, Tan­tale, Ti­tye ; voir encore Phi­nee, Pro­me­thee et Pha­la­ris.]



 

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Ian PROUST, 1549.
 

Ixion) Il osa prier d’amour Iu­no femme de Iu­pi­ter, Déesse de l’air, que pour cete rai­son les poëtes feignent auoir sup­po­sé une nue à sa fi­gure, & sem­blance, ou ledict Ixion pen­sant iouir de ses amours en­gen­dra les Cen­taures demy-hommes, & demy-cheuaux, qui furent def­faicts par les La­pythes.

Ian PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549,
« Brieue expo­si­tion de quelques passaiges poëtiques les plus diffi­ciles contenuz en cet œuure », « De l’Ode XI », p. 89 [Gallica, NUMM-71119, PDF_90]
(texte original).



 

Liens

* On peut voir deux estampes illus­trant le sup­plice d’Ixion, Ixion tour­men­té sur une roue aux En­fers, du gra­veur Corne­lis Bloemaert (C. Blomart sculp., P. Mariette le fils excudit) et Ixion, non signée, in­sé­rées entre les pages 434 et 435 des Tableaux du temple des Muses de Michel de Marolles (1655), en ligne sur Gallica.

* On peut voir une image d’Ixion à côté de Si­syphe et de Tan­tale sur une des pages de my­tho­logie du site néer­lan­dais Kox Kollum en Klassie­ken.

Liens valides au 07/07/19.