««« Fu­ries »»»

« Furie », « Fureurs » ou « filles d’Aché­ron » dans :
La Jessée
1583
~ Va cruelle Érin­nys…
Joseph Du Chesne
1584
~ Ô Lèthe som­meil­leux…
Bi­rague
1585
~ Plutôt les pâles Sœurs…

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◊ les « filles d’Aché­ron » (Birague)


voir aussi
« Furies » selon
# Proust, 1549.
# Bouillet, 1878.
 

Furies. Filles de la nuit, infer­nales, cruelles, hor­ribles, ven­ge­resses, âpres, laides, ser­pen­tines, plu­to­niennes, cocy­tides, sty­giennes, aché­ron­tées, inhu­maines, rebelles, hi­deuses, inexo­rables, noires, dif­formes, mé­chantes, sé­vères, rudes, ardentes, dom­ma­geables, tristes, encou­leu­vrées, nui­tales, punis­santes.

Les Furies sont trois en nombre : Alec­ton, Tisi­phone, et Mégère, que les Poètes disent être filles d’Aché­ron et de la Nuit, et que par icelles les âmes sont punies aux enfers.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 109v°-110r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_225_226]
(texte modernisé).

[Orde furie. Ava­rice.]

[Voir aussi Érinne, Eumé­nides.]


 

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Jean PROUST, 1549.
 

Les filles d’Aché­ron) Les trois Furies filles du fleuve infer­nal Aché­ron, et de la nuit. On leur attri­bue des flam­beaux, et des fouets, dont elles tour­mentent les ombres dam­nées. En lieu de che­veux, elles ont des ser­pents. Tout cela ne signi­fie autre chose, que les remords des cons­ciences cou­pables.

Jean PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549,
« Brève exposi­tion de quelques passages poétiques les plus diffi­ciles contenus en cet œuvre », « Du Chant triomphal », p. 74 [Gallica, NUMM-71119, PDF_75]
(texte modernisé).


 

Marie-Nicolas BOUILLET, 1878.
 

FURIES (du latin furere, être en colère), divi­ni­tés infer­nales, filles de la Nuit et de l’Aché­ron, étaient char­gées de punir les crimes des hommes dans les Enfers, et quel­que­fois même sur la terre. On en compte ordi­nai­re­ment trois, Tisi­phone, Alec­to et Mégère. On les repré­sente avec un air ter­rible, les che­veux entre­la­cés de ser­pents, tenant une torche d’une main et de l’autre un poi­gnard. On les nom­mait aussi par anti­phrase Eumé­nides. Pri­mi­ti­ve­ment les Grecs ne recon­nais­saient qu’une Furie ; ils la dési­gnaient sous le nom d’Érin­nys (ven­ge­resse).

Marie-Nicolas BOUILLET,
Dictionnaire univer­sel d’Histoire et de Géo­gra­phie,
vingt-sixième édition, 1878, p. 715
[Gallica, NUMM-4849].



 

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Furies. Filles de la nuit, infer­nales, cruelles, hor­ribles, van­ge­resses, aspres, laides, ser­pen­tines, plu­to­niennes, cocy­tides, sty­giennes, ache­ron­tees, inhu­maines, rebelles, hi­deuses, inexo­rables, noires, dif­formes, mes­chantes, se­ueres, rudes, ardentes, dom­ma­geables, tristes, encou­leu­urees, nui­tales, punis­santes.

Les furies sont trois en nombre Alec­ton, Tisi­phone, & Megere, que les Poëtes disent estre filles d’Ache­ron & de la nuit, & que par icelles les ames sont punies aux enfers.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 109v°-110r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_225_226]
(texte original).

[Orde furie. Aua­rice.]

[Voir aussi Erinne, Eume­nides.]



 

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Ian PROUST, 1549.
 

Les filles d’Ache­ron) Les troys Furies filles du fleuue infer­nal Ache­ron, et de la nuict. On leur attri­bue des flam­beaux, & des fouetz, dont elles tor­mentent les umbres dam­nées. En lieu de che­ueux, elles ont des ser­pens. Tout cela ne signi­fie autre chose, que les remords des cons­ciences coul­pables.

Ian PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549,
« Brieue expo­si­tion de quelques passaiges poëtiques les plus diffi­ciles conte­nuz en cet œuure », « Du Chant triumphal », p. 74 [Gallica, NUMM-71119, PDF_75]
(texte original).