««« vent »»»

« vent » ou « vents » dans :
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Amour m’a mis… (Canz., 133)
~ Ô doux dédains… (Canz., 205)
Du Bellay
1550
~ Me soit amour…
Ron­sard
1552
~ Que tout partout…
~ Toujours des bois…
~ Que Gâtine ait…
~ Un grand rocher…
1553
~ Toujours ne tem­pête…
La Haye
1553
~ Ce petit Dieu m’a mis…
Pele­tier
1555
~ Plus mes désirs…
~ Si tu n’es Vent…
Baïf
1555
~ Tout tel que j’ai été…
1573
~ Ore de mal en bien…
La Péruse
1555
~ Toujours le vent tem­pê­tant…
Vauque­lin
1555 [1872]
~ Je chasse en mer…
Magny
1557
~ Toujours la peste aux Grecs…
~ Comme un blanc à sagette…
d’Espi­nay
1560
~ Lorsque tous cois…
Buttet
1561
~ Il me souvient…
~ Quand le clair ciel…
Turrin
1572
~ Amour m’a mis ain­si…
~ Chênes coulez le miel…
Jean de La Taille
1573
~ Ô cœur ingrat…
Gadou
1573
~ On entend, en hiver…
Des­portes
1573
~ Mettez-moi sur la mer…
~ Quel feu par les vents ani­mé…
Jo­delle
1574
~ Comme un qui s’est per­du…
de Brach
1576
~ Vous vent, vous nau­to­nier…
Le Loyer
1576
~ Amour Tyran m’a mis…
Boys­sières
1578
~ Le vert, l’ardeur, le vent…
Hes­teau
1578
~ Aime-moi mon Thyr­sis…
La Jessée
1578
~ Grasinde, qui me fais…
1583
~ Que toutes nos forêts…
~ Ce que l’orage fier…
~ Quel aise en mon ennui…
Robert Gar­nier
1579
~ Que les rocs Capha­rés…
Du Monin
1582
~ Neptun, Pluton, Éole…
Blan­chon
1583
~ À tant de fleurs…
~ Le Printemps gra­cieux… [strophes 2, 11 et 15]
Joseph Du Chesne
1584
~ Que plutôt les Autans…
Isaac Habert
1585
~ Tout ce qui est com­pris…
d’Avost
1587
~ La mer n’est pas tou­jours…
Poupo
1590
~ Il n’y a pas au bord…
Pontay­me­ri
1594
~ Qui a vu quel­que­fois…
Chassi­gnet
1594
~ Toujours des vents émus…
Las­phrise
1597
~ La beauté se fait voir…
~ La Courti­sane…
Alca­non
1598
~ Le torrent, le vent…
Claude Gar­nier
1609
~ Toujours la nuit…
~ Tant d’Astres fiers…
~ Soit que je vive…
Certon
1620
~ Sans fin les vents émus…
~ Qui vante qui vou­dra…

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¶ « le sapin tabourdé d’un Ouest inconstant » (Certon) : le navire heurté par le vent d’Ouest.
 

Vent. Ora­geux, sif­flant, aigu, roide, fé­lon, im­pé­tueux, vite, cin­glant, rui­neux, ému, dis­pos, ré­son­nant, lé­ger, au­da­cieux, effroyable, aqui­lo­nien, fier, ma­li­cieux, avant-cou­reur, mur­mu­rant, hor­rible, bo­ré­al, froid, tem­pes­ta­tif ou tem­pé­tueux, em­pen­né, haut-bruyant, fu­rieux, mau­vais, âpre, vo­lage, ou­tra­geux, rude, va­ga­bond, puis­sant, in­ju­rieux, ma­rin, ba­bil­lard, plu­vieux, vé­hé­ment, rase-terre, gla­cial, muable, dé­pit ou dé­pi­teux, gron­dant, ter­rible, âpre [dou­blon], tu­mul­tueux, sub­til, aérien, nei­geux, trouble, noir, ma­lin, fluc­tueux, chasse-nue, fré­mis­sant, né­bu­leux, en­flé, irrite-mer, aus­tral, galer­neux, ébranle-rocher, tour­noyant, fla­tueux, maître de la mer, pi­rouet­tant, tour­bil­lon­neux, cruel, ani­mé ou ani­meux, souf­flant, hi­ver­nal, nui­sible, se­coueux, bouf­fi, ra­vis­seur, fâ­cheux, boute-feu, enra­gé, souf­fle­teux, fou­droyant, rompt-forêt, in­cer­tain. Le dimi­nu­tif Ven­te­let. Doux, Zé­phy­rin, re­fraî­chis­sant ou ré­fri­gé­ra­tif.

Le Vent n’est autre chose que l’air ému, la­quelle émo­tion advient en plu­sieurs sortes. Or ainsi que le monde est divi­sé en quatre par­ties prin­ci­pales, Orient, Occi­dent, Sep­ten­trion et Midi, aussi sont quatre Vents prin­ci­paux. Le Vent Orien­tal souffle droit de l’Orient équi­noxial, et s’appelle Vent d’amont : Le Vent Occi­den­tal souffle droit d’Occi­dent, lequel nous appe­lons Vent d’en-bas ou d’aval : Le Vent Sep­ten­trio­nal souffle droit de Sep­ten­trion, et se nomme Bise ou Galerne : Le Vent Méri­dio­nal souffle droit de Midi, par aucuns appe­lé Vent de Midi, par autres Pluau, Vent marin et Austre. Outre ces quatre Vents prin­ci­paux y en a quatre autres moyens ou mi­toyens, nom­més par nos mari­niers fran­çais Suest, Northest, Northouest, Suouest.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 273r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_552_553]
(texte modernisé).

[Chasse-vent. Empé­docle.]

[Éventant. Souffle­ment ou souf­flet.]

[Éventé /-ée. Amou­reux ou amant, avo­cas­seau, da­moi­seau ou da­moi­se­let, fol, garce.]

[Jouet à vent. Amou­reuse ou amante, incons­tance, jonc.]

[Jouet du vent. Feuil­lard ou feuille.]

[Père des vents. Neptune.]

[Roi des vents. Éole.]

[Serve du vent. Voile à voguer.]

[Vente­lant. Ber ou ber­ceau.]

[Venteux /-euse. Aile, air, Alpes, Aqui­lon, Borée, ciel, co­lique, conque, eau, Éole, en­flure, flots, gi­rouet ou gi­rouette, go­sier, ha­leine, hi­ver, jambe, Lune, mer, mur­mure, Nep­tune, Né­rée, nuau ou nuage, nue ou nuée, oignon, onde, orage, pet, pieds, pluie, poi­reau, poudre ou pous­sière, pou­mon, souf­fle­ment ou souf­flet, sou­pirs, tem­pête, ton­nerre, tour­bil­lon, tour­mente, vague, vio­lence, voile à voguer.]

[Voir aussi Zéphyre.]


 

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Vent. Ora­geus, siflant, agu, roide, felon, im­pe­tueus, viste, sin­glant, rui­neus, esmeu, dis­post, re­son­nant, le­ger, au­da­cieus, effroiable, aqui­lo­nien, fier, ma­li­tieus, auant-cou­reur, mur­mu­rant, hor­rible, bo­real, froid, tem­pes­ta­tif ou tem­pes­tueus, em­pen­né, haut-bruiant, fu­rieus, mau­uais, aspre, volage, ou­tra­geus, rude, va­ga­bond, puis­sant, in­iu­rieus, ma­rin, ba­bil­lard, plu­uieus, ve­he­ment, rase-terre, gla­cial, muable, des­pit ou des­pi­teus, gron­dant, ter­rible, aspre [dou­blon], tu­mul­tueus, sub­til, aërin, nei­geus, trouble, noir, ma­lin, fluc­tueus, chasse-nuë, fre­mis­sant, ne­bu­leus, enflé, irrite-mer, aus­tral, ga­ler­neus, esbranle-rocher, tour­noiant, fla­tueus, maistre de la mer, piroüe­tant, tour­bil­lon­neus, cruel, ani­mé ou ani­meus, sou­flant, hi­uer­nal, nui­sible, se­coueus, bouf­fi, ra­uis­seur, fa­cheus, boute-feu, en­ra­gé, sou­fle­teus, fou­droiant, rompt-forest, in­cer­tain. Le dim. Ven­te­let. Doux, Ze­phi­rin, re­frai­chis­sant ou re­fri­ge­ra­tif.

Le Vent n’est autre chose que l’air esmeu, laquelle esmo­tion aduient en plu­sieurs sortes. Or ainsi que le monde est diui­sé en quatre par­ties prin­ci­pales, Orient, Occi­dent, Sep­ten­trion & Midi, aussi sont quatre Vents prin­ci­paus. Le Vent Orien­tal soufle droit de l’orient equi­noc­tial, & s’appelle Vent d’amont : Le Vent Occi­den­tal soufle droit d’occi­dent, lequel nous appel­lons Vent d’embas ou d’aual : Le Vent Sep­ten­trio­nal soufle droit de Sep­ten­trion, & se nomme Bize ou Galerne : Le Vent Meri­dio­nal soufle droit de Midi, par aucuns appel­lé Vent de Midi, par autres Pluau, Vent marin & Austre. Outre ces quatre Vents prin­ci­paus y en a quatre autres moiens ou moi­toiens, nom­més par nos ma­ri­niers Fran­­çois Suest, Northest, Northouest, Suouest.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 273r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_552_553]
(texte original).

[Chasse-vent. Empe­docle.]

[Esuentant. Souffle­ment ou souf­flet.]

[Esuenté /-ee. Aduo­cas­seau, amou­reus ou aimant, da­moi­seau ou da­moi­se­let, fol, garse.]

[Ioüet à vent [+iouet a vent]. Amou­reuse ou amante, incons­tance, ionc.]

[Iouet du vent. Fueil­lard ou fueille.]

[Pere des vents. Nep­tune.]

[Roi des vens. Æole.]

[Serue du vent. Voile à voguer.]

[Ventelant. Ber ou ber­ceau.]

[Venteus /-euse. Æole, aile, air, Alpes, Aqui­lon, Bo­ree, cho­lique, ciel, conque, eau, en­flure, flots, go­sier, gy­rouet ou gy­rouette, ha­leine, hi­uer, iambe, Lune, mer, mur­mure, Nep­tune, Neree, nuau ou nuage, nue ou nuee, oignon, onde, orage, pet, pieds, pluye, poi­reau, pouldre ou pous­siere, poul­mon, souf­fle­ment ou souf­flet, sous­pirs, tem­peste, ton­nerre, tour­bil­lon, tour­mente, vague, vio­lence, voile à vo­guer.]

[Voir aussi Zephyre.]