Joachim BLANCHON (?-?)
À tant de fleurs…
Paris, Thomas Périer, 1583.

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textes de
Blanchon

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dispo­sition du
pré­ambule
(vers 1-6)

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propos :
les douleurs de l’amant

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À tant de fleurs Flora n’ouvre la porte,
Le bon Denys n’a tant de Raisins mûrs,
Tant de moissons ne donne aux Laboureurs,
Cérès la blonde après la Bise morte,

Ni tant de vents l’Égée ne comporte,
Ni l’arc d’Iris ne varie en couleurs,
Qu’en moi je sens de douleurs sur douleurs,
Ou que d’ennuis et de maux je supporte,

Et toutefois un Rocher qui au dos
Soutient l’effort et l’outrage des flots,
N’est plus constant que je suis d’ordinaire.

J’ai résolu mille morts endurer,
Ferme à tous vents plutôt qu’en retirer,
Mon cœur loyal qui ne s’en peut distraire.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

À tant de fleurs Flora n’ouvre la porte,
Le bon Denys n’a tant de Raisins mûrs,
Tant de moissons ne donne aux Laboureurs,
Cérès la blonde après la Bise morte,

Ni tant de vents l’Égée ne comporte,
Ni l’arc d’Iris ne varie en couleurs,
Qu’en moi je sens de douleurs sur douleurs,
Ou que d’ennuis et de maux je supporte,

Et toutefois un Rocher qui au dos
Soutient l’effort et l’outrage des flots,
N’est plus constant que je suis d’ordinaire.

J’ai résolu mille morts endurer,
Ferme à tous vents plutôt qu’en retirer,
Mon cœur loyal qui ne s’en peut distraire.

 

En ligne le 12/02/05.
Dernière révision le 23/11/16.