Salomon CERTON (1552-v.1620)
Qui vante qui voudra…

S

QUi vante qui voudra et Neptune et la mer,
Cert’ il n’y a rien tel que la bénigne terre :
Qui loue qui voudra le léger de ce verre,
Rien n’y a que pouvoir où l’on veut cheminer.

On peut l’or et l’argent par la mer amener :
Qui coure qui voudra faire à l’or forte guerre,
J’aime autant voir mon front entouré de lierre
En terre, qu’en la mer de maint diamant cher.

Couché parmi un pré à l’ombre d’un bel arbre,
Le lit d’herbe et de fleurs, et le chevet de marbre,
Et là toucher le luth le long d’une claire eau :

Cela ne vaut-il point affublé d’une mante
Fourmillant de vermine, et le lit d’un pouteau
À la merci du vent boire de l’eau puante ?

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S

QUi vante qui voudra et Neptune et la mer,
Cert’ il n’y a rien tel que la bénigne terre :
Qui loue qui voudra le léger de ce verre,
Rien n’y a que pouvoir où l’on veut cheminer.

On peut l’or et l’argent par la mer amener :
Qui coure qui voudra faire à l’or forte guerre,
J’aime autant voir mon front entouré de lierre
En terre, qu’en la mer de maint diamant cher.

Couché parmi un pré à l’ombre d’un bel arbre,
Le lit d’herbe et de fleurs, et le chevet de marbre,
Et là toucher le luth le long d’une claire eau :

Cela ne vaut-il point affublé d’une mante
Fourmillant de vermine, et le lit d’un pouteau
À la merci du vent boire de l’eau puante ?

 

En ligne le 10/08/14.
Dernière révision le 14/09/14.