««« Véni­tiens »»»

« Véni­tien » dans :
Du Bellay
1558
~ Je hais du Floren­tin…

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Vénitiens. Cauts, sub­tils, pru­dents, révé­rés, tempo­ri­seurs, sages, magni­fiques, opu­lents, pai­sibles, fins, pré­voyants, graves, poli­tiques, l’honneur de l’Ita­lie, paci­fiques ou pai­sibles [dou­blon].

Le gouver­ne­ment de ce peuple est mélan­gé de trois sortes de Répu­bliques. À savoir Monar­chie, Aris­to­cra­tie et Démo­cra­tie. Néan­moins il vit sous si bonnes et saintes lois qu’il ne s’étu­die qu’à l’éta­blis­se­ment, conti­nu­a­tion, et surhaus­se­ment de la gloire de sa Répu­blique : Aimant sur toutes choses la paix, autant qu’il hait les troubles de la guerre, et usant de telle prévoyance en ses affaires, qu’encore que par ses très grandes richesses (aiguil­lon propre à piquer le cœur des convoi­teux) il surmonte toutes les autres seigneu­ries d’Ita­lie, jamais depuis 1100 ans que leur ville est bâtie, aucun étran­ger n’y a donné atteinte par armes.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 273r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_552]
(texte modernisé).

[Voir aussi Venise.]

[Voir aussi Floren­tins, Sici­liens… ; voir encore Alle­mands, Arabes, Écos­sais, Espa­gnols, Éthio­piens, Fran­çais, Mores, Suisses, Turcs et Grecs, Parthes, Romains, Scythes]






















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Venitiens. Cauts, sub­tils, pru­dens, reue­rés, tempo­ri­seurs, sages, magni­fiques, opu­lens, pai­sibles, fins, pre­uoians, graues, poli­tiques, l’honneur de l’Ita­lie, paci­fiques ou pai­sibles [dou­blon].

Le gouuer­ne­ment de ce peuple est meslan­gé de trois sortes de Repub. Assa­uoir Monar­chie, Aris­to­cra­tie & Demo­cra­tie. Neant­moins il vit soubs si bonnes & saintes loix qu’il ne s’estu­die qu’a l’esta­blis­se­ment, conti­nu­a­tion, & surhau­ce­ment de la gloire de sa Repu­blique : Aimant sur toutes choses la paix, autant qu’il hait les troubles de la guerre, & vsant de telle pre­uoiance en ses affaires, qu’encores que par ses tresgrandes richesses (aguil­lon propre à piquer le cueur des conuoi­teus) il surmonte toutes les autres seigneu­ries d’Ita­lie, iamais depuis 1100. ans que leur ville est bastie, aucun estran­ger n’i a donné attainte par armes.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 273r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_552]
(texte original).

[Voir aussi Venise.]

[Voir aussi Floren­tins, Sici­liens… ; voir encore Æthio­piens, Ale­mans, Arabes, Escos­sois, Espa­gnols, Fran­çois, Mores, Suisses, Turcs et Grecs, Parthes, Romains, Scythes]