Pierre de RONSARD (1524-1585)
Toujours des bois…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.
ouvrir sur Gallica : Les Amours, p. 74.

Toujours des bois la cime n’est chargée,
Sous les toisons d’un hiver éternel,
Toujours des Dieux le foudre criminel
Ne darde en bas sa menace enragée.

Toujours les vents, toujours la mer d’Égée
Ne gronde pas d’un orage cruel :
Mais de la dent d’un soin continuel,
Toujours toujours ma vie est outragée.

Plus je me force à le vouloir tuer,
Plus il renaît pour mieux s’évertuer
De féconder une guerre en moi-même.

Ô fort Thébain, si ta serve vertu
Avait encor ce monstre combattu,
Ce serait bien de tes faits le treizième.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Toujours des bois la cime n’est chargée,
Sous les toisons d’un hiver éternel,
Toujours des Dieux le foudre criminel
Ne darde en bas sa menace enragée.

Toujours les vents, toujours la mer d’Égée
Ne gronde pas d’un orage cruel :
Mais de la dent d’un soin continuel,
Toujours toujours ma vie est outragée.

Plus je me force à le vouloir tuer,
Plus il renaît pour mieux s’évertuer
De féconder une guerre en moi-même.

Ô fort Thébain, si ta serve vertu
Avait encor ce monstre combattu,
Ce serait bien de tes faits le treizième.

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Version de 1553 en ligne le 05/07/08,
remplacée par celle de 1552 le 15/03/17.
Dernière révision le 17/03/17.