Isaac HABERT (1560-1615)
Tout ce qui est compris…
Paris, Jean Richer, 1585.

Tout ce qui est compris sous le corps de la Lune
Ne demeure jamais en un état pareil,
Aussitôt que le jour cache son teint vermeil
Nous voyons tout soudain s’approcher la nuit brune.

Ore les vents mutins vont irriter Neptune,
Or’ la mer calme dort d’un paisible sommeil,
L’ombre fuit la lumière, et le plaisir le deuil,
Tout croît, tout naît, tout meurt selon la loi commune.

Rien ne demeure ici ferme, stable et constant,
Tout s’altère et corrompt, tout change en un instant,
L’acier, l’airain, le fer, le marbre, et le Porphyre

Cèdent enfin au temps qui va tout consumant,
Fol donc qui les trésors du Monde aime et désire,
C’est en Dieu seul qu’il faut mettre contentement.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Tout ce qui est compris sous le corps de la Lune
Ne demeure jamais en un état pareil,
Aussitôt que le jour cache son teint vermeil
Nous voyons tout soudain s’approcher la nuit brune.

Ore les vents mutins vont irriter Neptune,
Or’ la mer calme dort d’un paisible sommeil,
L’ombre fuit la lumière, et le plaisir le deuil,
Tout croît, tout naît, tout meurt selon la loi commune.

Rien ne demeure ici ferme, stable et constant,
Tout s’altère et corrompt, tout change en un instant,
L’acier, l’airain, le fer, le marbre, et le Porphyre

Cèdent enfin au temps qui va tout consumant,
Fol donc qui les trésors du Monde aime et désire,
C’est en Dieu seul qu’il faut mettre contentement.

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En ligne le 04/05/08.
Dernière révision le 10/02/11.