Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
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Rose. Vermeille ou vermeil­lette, franche, printa­nière, bouto­nnée, bien-fleurante, rouge, violette de Cypris, belle, douce, incar­nate, cina­brine, mati­nale, bouquet d’amour, pourprée ou pourprine, épa­nie, odo­rante, salu­taire, fraîche, églan­tine, l’honneur du jardin, véné­rienne, sacrée, fleurie, pourpe­rette ou pourprette, journa­lière, blanche, parfum des dieux, amou­reuse, odo­ri­fé­rante, l’honneur des pucelles, épi­neuse, barbue, jeu des Charites, éclose, paphienne, rosoyante, c.-à-d. pleine de rosée, ouverte, aimable, sauvage, l’honneur du prin­temps, peintu­rée, rougis­sante, délec­table, subtile, purpu­rine, hyblé­anne, muscade ou musca­dette, enlu­mi­née, déli­cieuse, ida­lienne, lissée, mollette.

Il y a plusieurs espèces de Roses toutes diffé­rentes entre elles, car les unes produisent plus de feuilles, les autres sont plus âpres, et les autres plus lissées, aucunes sont plus hautes en couleur, et les autres plus odo­rantes. Mais en géné­ral on doit faire cas des Roses, non seule­ment à cause de leur beauté, dont elles enri­chissent les vergers, et jardins, ains aussi pour être fort propres en méde­cine, et à la conser­va­tion de la vie humaine. Cette fleur est sacrée à Vénus.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 233v° [Gallica, N0050715_PDF_473]
(texte modernisé).

[Rosat. Sucre.]

[[Ma] rose. Nos amoureux transis […] en leurs écrits, princi­pa­le­ment vers celles dont ils espèrent obtenir quelque faveur, […] appellent [ainsi leur] amou­reuse ou amante.]

[Rosin /-ine /-s. Atour, couleur, doigts, honte, jaspe, joues, lèvres, mains, mamelles, manne du ciel, rougeur, sein, Soleil, sucre, Titan.]

[Rosineux /-euse. Astre, Aurore, baiser, bouche, haleine, lis, Lune, miel, nuit, Phœbe, pluie.]

[Voir aussi ama­rante, amou­rettes, glaïeul, lis, œillet, pavot, pensées, violette…]























Rose. Vermeille ou vermeil­lette, franche, printa­niere, bouton­nee, bien-fleurante, rouge, violette de Cypris, belle, douce, incar­nate, cina­brine, mati­nale, bouquet d’amour, pourpree ou pourprine, espa­nie, odo­rante, salu­taire, fraiche, aiglan­tine, l’honneur du iardin, vene­rienne, sacree, fleurie, pourpe­rette ou pourprette, iourna­liere, blanche, parfum des dieux, amou­reuse, odo­ri­fe­rante, l’honneur des pucelles, espi­neuse, barbue, ieu des Charites, esclose, paphienne, rosoiante, I. pleine de rosee, ouuerte, aimable, sauuage, l’honneur du prin­temps, peintu­ree, rougis­sante, delec­table, subtile, purpu­rine, hible­anne, muscade ou musca­dette, enlu­mi­nee, deli­tieuse, ida­lienne, lissee, mollette.

Il y a plusieurs especes de Roses toutes diffe­rentes entre elles, car les vnes produisent plus de fueilles, les autres sont plus aspres, & les autres plus lissees, aucunes sont plus hautes en couleur, & les autres plus odo­rantes. Mais en gene­ral on doit faire cas des Roses, non seule­ment à cause de leur beauté, dont elles enri­chissent les vergers, & iardins, ains aussi pour estre fort propres en mede­cine, & à la conser­ua­tion de la vie humaine. Cette fleur est sacree à Venus.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 233v° [Gallica, N0050715_PDF_473]
(texte original).

[Rosat. Succre.]

[[Ma] rose. Noz amoureus transis […] en leurs escrits, princi­pa­le­ment vers celles dont ils esperent obtenir quelque faueur, […] appelent [ainsi leur] amou­reuse ou amante.]

[Rosin /-ine /-s. Atour, couleur, doigts, honte, iaspe, ioues, leures, mains, mammelles, manne du ciel, rougeur, sein, Soleil, succre, Titan.]

[Rosineus /-euse. Astre, Aurore, baiser, bouche, haleine, lis, Lune, miel, nuit, Phœbe, pluye.]

[Voir aussi ama­ranthe, amou­rettes, glaieul, lis, oeillet, pauot, pensees, violette…]