Pierre de RONSARD (1524-1585)
Ce beau corail…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.
ouvrir sur Gallica : Sonnets, p. 16.

Ce beau corail, ce marbre qui soupire,
Et cet ébène ornement d’un sourcil,
Et cet albâtre en voûte raccourci,
Et ces saphirs, ce jaspe, et ce porphyre.

Ces diamants, ces rubis qu’un Zéphyre
Tient animés d’un soupir adouci,
Et ces œillets, et ces roses aussi,
Et ce fin or, où l’or même se mire,

Me sont au cœur en si profond émoi,
Qu’un autre objet ne se présente à moi,
Sinon le beau de leur beau que j’adore :

Et le plaisir qui ne se peut passer
De les songer, penser, et repenser,
Songer, penser, et repenser encore.

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Ce beau corail, ce marbre qui soupire,
Et cet ébène ornement d’un sourcil,
Et cet albâtre en voûte raccourci,
Et ces saphirs, ce jaspe, et ce porphyre.

Ces diamants, ces rubis qu’un Zéphyre
Tient animés d’un soupir adouci,
Et ces œillets, et ces roses aussi,
Et ce fin or, où l’or même se mire,

Me sont au cœur en si profond émoi,
Qu’un autre objet ne se présente à moi,
Sinon le beau de leur beau que j’adore :

Et le plaisir qui ne se peut passer
De les songer, penser, et repenser,
Songer, penser, et repenser encore.

 

En ligne le 31/01/13.
Dernière révision le 21/06/17.