Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Quand la fureur…
Paris, G. Corrozet & A. L’Angelier, 1550.

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textes de
Du Bellay

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propos :
la constance dans l’amour

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ouvrir sur Gallica : L’Olive, sonnet LXXVI.

Quand la fureur, qui bat les grands coupeaux,
Hors de mon cœur l’Olive arrachera,
Avec le chien le loup se couchera,
Fidèle garde aux timides troupeaux.

Le ciel, qui voit avec tant de flambeaux,
Le violent de son cours cessera,
Le feu sans chaud, et sans clarté sera,
Obscur le rond des deux astres plus beaux.

Tous animaux changeront de séjour
L’un avec l’autre, et au plus clair du jour
Ressemblera la nuit humide, et sombre,

Des prés seront semblables les couleurs,
La mer sans eau, et les forêts sans ombre,
Et sans odeur les roses, et les fleurs.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Quand la fureur, qui bat les grands coupeaux,
Hors de mon cœur l’Olive arrachera,
Avec le chien le loup se couchera,
Fidèle garde aux timides troupeaux.

Le ciel, qui voit avec tant de flambeaux,
Le violent de son cours cessera,
Le feu sans chaud, et sans clarté sera,
Obscur le rond des deux astres plus beaux.

Tous animaux changeront de séjour
L’un avec l’autre, et au plus clair du jour
Ressemblera la nuit humide, et sombre,

Des prés seront semblables les couleurs,
La mer sans eau, et les forêts sans ombre,
Et sans odeur les roses, et les fleurs.

 

En ligne le 23/02/08.
Dernière révision le 11/06/17.