Clovis HESTEAU (?-?)
Du Soleil radieux…
Paris, Abel L’Angelier, 1578.
ouvrir sur Gallica : Amours, sonnet XXX, f° 40v°.

Du Soleil radieux, la brillante splendeur,
Et de la Lune aussi la lumineuse face,
Par un nuage épais, épars en l’air s’efface :
Lorsqu’ils vont tournoyant la céleste rondeur.

L’hiver ravit aux fleurs la couleur et l’odeur,
Et en moins d’une nuit les flétrit et terrasse :
Le fruit trop avancé se passe en peu d’espace,
Et bref tout est fauché par le temps moissonneur.

Télie vois ces lis, ces œillets et ces roses,
Languir à chef baissé dès qu’elles sont décloses :
Qui t’émeuvent d’avoir de toi-même pitié.

Cueillons doncques les fleurs de ta verte jeunesse,
Et folle n’attends pas que la blanche vieillesse,
Te prive de sentir les fruits d’une amitié.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Du Soleil radieux, la brillante splendeur,
Et de la Lune aussi la lumineuse face,
Par un nuage épais, épars en l’air s’efface :
Lorsqu’ils vont tournoyant la céleste rondeur.

L’hiver ravit aux fleurs la couleur et l’odeur,
Et en moins d’une nuit les flétrit et terrasse :
Le fruit trop avancé se passe en peu d’espace,
Et bref tout est fauché par le temps moissonneur.

Télie vois ces lis, ces œillets et ces roses,
Languir à chef baissé dès qu’elles sont décloses :
Qui t’émeuvent d’avoir de toi-même pitié.

Cueillons doncques les fleurs de ta verte jeunesse,
Et folle n’attends pas que la blanche vieillesse,
Te prive de sentir les fruits d’une amitié.

 

En ligne le 19/09/10.
Dernière révision le 20/09/12.