L’énumération des grâces
de l’aimé(e)
Dernier poème en ligne :
Vermeil : Puisque tu veux dompter…
 


66 poèmes où sont énumérées les grâces de l’aimé(e) :
Pétrarque
xivsiècle [1545]
~ Quel sempre acerbo…
~ Gratie ch’a pochi…
Du Bellay
1549
~ De grand’ Beauté…
1550
~ Ces cheveux d’or…
~ Rendez à l’or…
1552
~ Ce ne sont pas…
Tyard
1549
~ Sous ton haut front…
Ronsard
1552
~ Un chaste feu…
~ Ce beau corail…
~ Quand au premier… (Pandore)
~ Avec les lis…
~ Ô doux parler…
~ Ni ce corail…
~ Ce ris plus doux…
~ Son chef est d’or…
~ Le feu jumeau…
1553
~ Je veux mourir…
~ Ni de son chef…
Baïf
1552
~ Tu as les yeux…
~ Dans ces coraux…
~ Haute beauté…
1555
~ Et des plus belles mains…
~ Ma Francine est partout…
~ Ô beaux yeux azurins…
1573
~ J’aime ce teint…
Magny
1553 [1578]
~ Elle est à vous…
1557
~ Je l’aime bien…
~ Quand je vois qu’elle écrit…
~ Ces beaux cheveux dorés…
~ Vos célestes beautés…
Le Caron
1554
~ Où prit Jupin… (Pandore)
~ Claire en beauté…
~ Ni les honneurs…
Philieul
1555
~ Grâces qu’à peu…
Louise Labé
1555
~ Ô beaux yeux bruns…
Pasquier
1555
~ Lorsque ma dame… (Pandore)
Bugnyon
1557
~ D’une Junon… (Pandore)
d’Espinay
1560
~ Ce ne fut pas…
Buttet
1561
~ De quel rosier…
~ Tu as ce crin… (Pandore)
~ Ô blonds cheveux…
Ellain
1561
~ Quand Jupiter… (Pandore)
Chantelouve
1576
~ En noble sang…
Le Loyer
1576
~ Quand j’aperçois…
Jamyn
1579
~ Ô beaux cheveux…
Courtin de Cissé
1581
~ Ô doux propos…
~ Rien ne me plaît…
La Jessée
1583
~ Ô ris comblé…
~ Beauté céleste…
~ Heureux qui voit…
~ Ma Nymphe a les yeux verts…
~ Ni l’or qui va dorant…
Blanchon
1583
~ Si ma plume pouvait… (Pandore)
Jacques de Romieu
1584
~ Ni ce miel qui si doux…
Birague
1585
~ Un poil blond enlacé…
Isaac Habert
1585
~ Blonds sont ces longs cheveux…
d’Avost
1587
~ L’Or de ces beaux cheveux…
Expilly
1596
~ Cypris, Pithon, Minerve… (Pandore)
Lasphrise
1597
~ Ce riche entendement…
Guy de Tours
1598 [1878]
~ Ô doux regards…
~ Ô cheveux, doux liens…
Vermeil
1600
~ Puisque tu veux dompter…
Claude Garnier
1609
~ Ô beaux yeux bruns…
~ Soit qu’elle parle…
~ Ces feux jumeaux…
Lope de Vega
1622
~ Tous les ruisseaux ouverts…

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Dans un sonnet-portrait pétrar­quiste qui énu­mère les grâces de l’aimée, on aurait presque toujours affaire à un récit : le récit d’une épreuve. Les mouve­ments du regard, les sens solli­ci­tés l’un après l’autre, la succes­sion des phan­tasmes faisant pierre­ries ou fleurs des détails du corps de la femme, épi­pha­nies de ses gestes, de ses atti­tudes et des sons émis par sa bouche, diraient les étapes d’une épreuve dont la réus­site coïn­ci­de­rait pour l’amant avec son renon­ce­ment à perce­voir et à dési­rer, avec sa défaite aux pieds de l’aimée belle mais vertueuse, avec sa propre méta­mor­phose en être de vertu. Mais chaque poème n’est fina­le­ment le plus souvent qu’un exer­cice, l’épreuve n’est pas surmon­tée, ou seulement de façon provi­soire, et l’exer­cice qui tourne court ou qu’on bâcle n’est pas le moins agré­able.

 

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En ligne le 04/12/11.
Dernière révision le 03/12/17.