Pierre de RONSARD (1524-1585)
Son chef est d’or…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1552.
ouvrir sur Gallica : Les Amours, p. 83.

Son chef est d’or, son front est un tableau
Où je vois peint le gain de mon dommage,
Belle est sa main, qui me fait devant l’âge,
Changer de teint, de cheveux, et de peau.

Belle est sa bouche, et son soleil jumeau,
De neige et feu s’embellit son visage,
Pour qui Jupin reprendrait le plumage,
Ore d’un Cygne, or le poil d’un taureau.

Doux est son ris, qui la Méduse même,
Endurcirait en quelque roche blême,
Vengeant d’un coup cent mille cruautés,

Mais tout ainsi que le Soleil efface
Les moindres feux : ainsi ma foi surpasse
Le plus parfait de toutes ses beautés.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Son chef est d’or, son front est un tableau
Où je vois peint le gain de mon dommage,
Belle est sa main, qui me fait devant l’âge,
Changer de teint, de cheveux, et de peau.

Belle est sa bouche, et son soleil jumeau,
De neige et feu s’embellit son visage,
Pour qui Jupin reprendrait le plumage,
Ore d’un Cygne, or le poil d’un taureau.

Doux est son ris, qui la Méduse même,
Endurcirait en quelque roche blême,
Vengeant d’un coup cent mille cruautés,

Mais tout ainsi que le Soleil efface
Les moindres feux : ainsi ma foi surpasse
Le plus parfait de toutes ses beautés.

 

En ligne le 16/10/13.
Dernière révision le 19/03/17.