Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Beauté céleste…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

Beauté céleste en une Fille humaine,
Un vif esprit de sagesse pourvu,
Un brillant œil, où mon Tyran j’ai vu,
Un ris mignard qui l’âme aux Astres mène.

Une vertu divinement hautaine,
Un doux refus à qui j’offre maint vœu,
Une fierté qu’on sert à son aveu,
Et qui mes yeux fait sourcer en fontaine.

Un sein ému d’un animé soupir,
Un chant qui peut toute peine assoupir,
Une main propre à ravir les pensées.

Un vain espoir, un emmiellé parler,
Un grave port, un pas ferme au baler :
Ont par destin mes amours commencées.

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ori­ginal



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Beauté céleste en une Fille humaine,
Un vif esprit de sagesse pourvu,
Un brillant œil, où mon Tyran j’ai vu,
Un ris mignard qui l’âme aux Astres mène.

Une vertu divinement hautaine,
Un doux refus à qui j’offre maint vœu,
Une fierté qu’on sert à son aveu,
Et qui mes yeux fait sourcer en fontaine.

Un sein ému d’un animé soupir,
Un chant qui peut toute peine assoupir,
Une main propre à ravir les pensées.

Un vain espoir, un emmiellé parler,
Un grave port, un pas ferme au baler :
Ont par destin mes amours commencées.

 

En ligne le 27/11/16.
Dernière révision le 17/07/17.