««« desti­née ou des­tin »»»

« desti­née », « destin » ou « destins » dans :
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Maints animaux… (Canz., 19)
~ Tous animaux… (Canz., 22)
~ Bienheureux soit… (Canz., 61)
Tyard
1549
~ Heureux le mois…
Ron­sard
1552
~ Par un destin…
~ Ô traits fichés…
1553
~ Je voudrais être…
Pas­quier
1555
~ Ô sot désir…
d’Espi­nay
1560
~ Lorsque tous cois…
Hes­teau
1578
~ Avoir d’un bref repos…
La Jessée
1583
~ Toujours le Dieu…
~ Que n’ai-je les accords…
~ Par art, force, ire, soin…
~ Quel aise en mon ennui…
Blan­chon
1583
~ Le Printemps gra­cieux… [strophe 10]
Jacques de Romieu
1584
~ Béni le jour… (Canz., 61)
Bi­rague
1585
~ Toujours, toujours, hélas…
~ Ô cœur triste et pensif…
Du Monin
1585
~ Yeux pur cristal d’amour…
Habert Isaac
1585
~ Blonds sont ses longs cheveux…
Le Gay­gnard
1585
~ D’un destin ordon­né…
d’Avost
1587
~ L’Or de ces beaux cheveux…
Le Poulchre
1587
~ Ah de qui misérable…
Trellon
1587
~ De la bouche, des yeux…
Du Tron­chet
1595
~ On voit des ani­maux… (Canz., 19)
Las­phrise
1597
~ Plutôt le monde…
Angot
1603
~ Je ne crains d’Aqui­lon…
~ Toute chose prend fin…
Malde­ghem
1606
~ On voit des ani­maux… (Canz., 19)
Claude Gar­nier
1609
~ Mes ans plus beaux…
d’Aubi­gné
~ La flûte qui joua…
~ Autant que d’abeilles bourdonnent…
Certon
1620
~ L’étoile de Cypris…

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Destinée ou Destin. Fatale, envieuse, toute-puis­sante, iné­vi­table, céleste, aveugle, se­crète, in­con­nue, dure, mau­vaise, in­cer­taine, cruelle, me­na­çante, triste, sé­vère, im­muable, trom­pe­resse, dou­teuse, sou­daine, vieille, ter­rible, in­domp­table, for­çante, na­tu­relle, ou­tra­geuse, in­cli­nante, fille de Dieu, inexo­rable, per­ni­cieuse, inique, mi­sé­rable, rui­neuse, in­juste, dom­ma­geable, avare, ino­pi­née, ra­vis­sante, dou­lou­reuse, la­men­table, in­flexible, sourde, mau­pi­teuse, hor­rible.

Desti­née est une fille de Dieu om­ni­po­tent, la­quelle sui­vant le vou­loir et com­man­de­ment de son père nous cause et pour­chasse tout ce que nous appe­lons bien et mal : et ces deux choses les hu­mains reçoivent par un infail­lible vou­loir de Dieu, le­quel droi­te­ment s’appelle Des­ti­née : Car Des­ti­née n’est rien autre qu’un ordre éter­nel des choses : Et combien qu’à icelle se puisse joindre quelque pru­dence ou ver­tu hu­maine, tou­te­fois c’est elle qui règne et a pou­voir en tous nos actes.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 79v°-80r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_165_166]
(texte modernisé).

[Destiné. Sort.]






















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Destinee ou Destin. Fatale, enuieuse, tout-puis­sante, ine­ui­table, celeste, aueugle, se­crette, i­ncon­nue, dure, mau­uaise, in­cer­taine, cruelle, me­nas­sante, triste, se­uere, im­muable, trom­pe­resse, dou­teuse, sou­daine, vieille, ter­rible, in­dom­table, for­çante, na­tu­relle, ou­tra­geuse, in­cli­nante, fille de Dieu, inexo­rable, per­ni­tieuse, inique, mi­se­rable, rui­neuse, in­iuste, dom­ma­geable, auare, ino­pi­nee, ra­uis­sante, dou­lou­reuse, la­men­table, in­flexible, sourde, mau­pi­teuse, hor­rible.

Desti­nee est vne fille de Dieu om­ni­po­tent, la­quelle sui­uant le vou­loir & com­man­de­ment de son pere nous cause & pour­chasse tout ce que nous appel­lons bien & mal: & ces deux choses les hu­mains reçoiuent par vn infail­lible vou­loir de Dieu, lequel droi­te­ment s’appelle Des­ti­nee: Car Des­ti­nee n’est rien autre qu’vn ordre æter­nel des choses: Et combien qu’a icelle se puisse ioindre quelque pru­dence ou ver­tu hu­maine, tou­tes­fois [c]’est elle qui regne & a pou­uoir en tous noz actes.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 79v°-80r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_165_166]
(texte original).

[Destiné. Sort.]