Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« [con] »»»

« petit trou, trou mignard, trou velu » ; « ton moins » ; « compagnon du nombril » ou « friand oignon » ; « petit mon mignon », « petit mignon » ou « vieil préci­pice » dans :
Ronsard
1553
~ Je te salue…
La Haye
1553
~ Voûte élevée…
Du Monin
1585
~ Ô du sacré Nombril…
Lasphrise
1597
~ Ce riche entendement…
~ Plutôt on comptera…
~ Qui veut nombrer…

~#~














 

Par honnê­teté j’ai tu le nom vulgaire de la partie honteuse de la femme, dont les épi­thètes s’ensuivent.

Enflé, gros, mouflu ou mouflard, poli, lubrique, velu, douillet, mordant, rele­vé, déli­cat, voilé, chaud, mignard, embon­point, folâtre, plaisant, entrevu, lascif, crevas­sé, barbu ou barbe­lu, grasset, petit, rasé, crêpe­lu ou crépu, vermeil ou vermeil­let, joint, serré, paillard, rebon­di, haut-monté, bien-assis, ferme, joli, sueux, ronde­let, fosse­lu, bien-embouché, épais, sadi­net, ombreux, secret, donne-vérole, pisseux, net, ribaud, malen­con­treux, lippu, volup­tueux, ombra­gé ou ombra­geux, fente vermeil­lette, relui­sant, baveux, troussé ou retrous­sé, déli­cieux, maujoint, béant.

Les ido­lâtres de la jeune beauté du sexe fémi­nin, ont en si grande révé­rence cette partie de leur corps, qu’ils l’appellent source d’amour et fontaine de douceur : Mais quand ils y ont puisé une bonne grosse vérole, qui les accom­pagne ordi­nai­re­ment jusques au cercueil, je m’assure qu’ils voudraient qu’avant leur naissance telle source et fontaine eût été tarie, ou pour le moins que leurs courtauds n’y eussent jamais été abreu­vés.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 64v°-65r° [Gallica, N0050715_PDF_135_136]
(texte modernisé).

[Voir aussi Scylle et vit, motte, pénil…]























Par honnes­te­té i’ai teu le nom vulgaire de la partie honteuse de la femme, dont les epi­thetes s’ensuiuent.

Enflé, gros, mouflu ou mouflard, poli, lubrique, velu, douillet, mordant, rele­ué, deli­cat, voilé, chaud, mignard, enbom­point, folastre, plaisant, entre-ueu [entre-neu], lascif, creuas­sé, barbu ou barbe­lu, grasset, petit, rasé, crespe­lu ou crespu, vermeil ou vermeil­let, ioinct, serré, paillard, rebon­di, haut-monté, bien-assis, ferme, ioli, sueus, ronde­let, fosse­lu, bien-embousché, espais, sadinet, ombreus, secret, donne-uerolle, pisseus, net, ribaud, malen­con­treus, lippu, volup­tueus, ombra­gé ou ombra­geus, fente vermeil­lette, relui­sant, baueus, troussé ou retrous­sé, deli­tieus, mau-ioint, beant.

Les ido­latres de la ieune beauté du sexe femin [sic], ont en si grande reue­rence ceste partie de leur corps, qu’ils l’appellent source d’amour & fontaine de douceur : Mais quand ils i ont puisé vne bonne grosse verole, qui les accom­pagne ordi­nai­re­ment iusques au cercueil, ie m’asseure qu’ils voudroient qu’auant leur naissance telle source & fontaine eut esté tarie, ou pour le moins que leurs courtaus n’i eussent iamais esté abbreu­uez.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 64v°-65r° [Gallica, N0050715_PDF_135_136]
(texte original).

[Voir aussi Scylle et vit, motte, penil…]