««« Scyl­le »»»

« Scylle » dans :
Robert Gar­nier
1579
~ Que les rocs Capha­rés…
Bris­set
1589
~ Moi, méchant, que je touche…

~#~
















* Scylle : Scylla
 

Scylle. Monstru­euse, biforme ou dif­forme, impor­tueuse, ravis­sante, sici­lienne, englou­tis­seuse, phorcide, dange­reuse, aboyante, naufra­geuse.

Circe offen­sée de l’amour mutuel qui était entre Scylle et Pique, lequel éper­du­ment elle aimait, empoi­son­na la fontaine où Scylle avait accou­tu­mé de se laver : Dont Scylle étant igno­rante, soudain qu’elle fut entrée dedans cette fontaine pour soi laver, aper­çut sa partie honteuse changée en museau de chien. Laquelle diffor­mi­té lui déplut si fort, qu’à l’heure même elle se préci­pi­ta dans la prochaine mer où les poètes feignent avoir été muée en un rocher qui est à l’oppo­site de Charybde lieu très péril­leux pour ceux qui veulent y abor­der.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 241v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_489]
(texte modernisé).






















«««  #  »»»

Scylle. Monstru­euse, biforme ou dif­forme, impor­tueuse, rauis­sante, sici­lienne, englou­tis­seuse, phorcide, dange­reuse, abbaiante, naufra­geuse.

Circe offen­cee de l’amour mutuel qui estoit entre Scylle & Pique, lequel esper­du­ment elle aimoit, empoi­son­na la fontaine ou Scylle auoit accous­tu­mé de se lauer : Dont Scylle estant igno­rante, soudain qu’elle fut entree dedans ceste fontaine pour soi lauer, apper­ceut sa partie honteuse changee en museau de chien. Laquelle defor­mi­té lui despleut si fort, qu’à l’heure mesmes elle se preci­pi­ta dans la prochaine mer ou les poëtes feignent auoir esté muee en vn rocher qui est à l’oppo­site de Charybde lieu trespe­ril­leus pour ceux qui veullent i abor­der.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 241v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_489]
(texte original).