««« per­drix »»»

« per­drix » dans :
Gadou
1573
~ Plus la douce clar­té…


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Perdrix. Chaude, friande, grièche, las­cive, ru­sée, dé­li­cate ou dé­li­cieuse, bonne, roide, couarde, mail­lée. Le dimi­nu­tif Per­de­reau ou Per­dreau. Écar­té, subit.

Pline raconte [en marge : Pline liv. 10 chap. 33] des choses incroyables de la grande las­ci­ve­té de cet oiseau, lequel couvre ses œufs d’une légère terre et menue, et ne les couvre jamais où il les aura pre­miè­re­ment faits, ni en un lieu qu’il tien­dra sus­pect de trop grande fré­quen­ta­tion. Si l’oise­leur va droit contre son nid, la femelle contre­fe­ra l’erre­née et la boi­teuse, et fera un petit vol, et puis se lair­ra tom­ber, comme si elle avait une aile rom­pue pour amu­ser le chas­seur après elle, et don­ner loi­sir aux Per­dreaux de fuir, cepen­dant, amu­sant par ces petits vols rom­pus les chas­seurs, afin de les détour­ner du che­min de leurs nids. Quand la Per­drix n’a point de petits, et qu’elle n’est en crainte, elle se couche en une raie de char­rue à la ren­verse, et se couvre d’une motte de terre, qu’elle tient avec ses ongles pour repo­ser à son aise. On dit qu’elle vit seize ans.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 201r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_408]
(texte modernisé).

[Voir aussi aigle, alouette, autour, autruche, busard, caille, cane ou ca­nart, char­don­ne­ret, cigogne, co­lomb, co­lombe ou co­lom­belle, coq, coq d’Inde, cor­beau, cor­neille, cygne, duc, épervier, fau­con, hé­ron, hi­bou, li­not ou li­notte, martinet, mi­lan, oie, oi­son, palombe, paon, passe­reau, pas­se­relle ou passe, péli­can, per­ro­quet, pie, pi­geon, plon­geon, poule, poussin, ramier, ros­si­gnol, sacre, ta­rin, tourte ou tour­te­relle, vau­tour ; voir enfin phé­nix.]


 

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Perdris. Chaude, friande, griesche, las­ciue, ru­see, de­li­cate ou de­li­tieuse, bonne, roide, couarde, mail­lee. Le dim. Per­de­reau ou Per­dreau. Escar­té, su­bit.

Pline raconte [en marge : Pline liu. 10. chap. 33] des choses incroiables de la grande las­ci­ue­té de cet oiseau, lequel couure ses œufs d’vne legere terre & menuë, & ne les couure iamais ou il les aura pre­mie­re­ment faits, ni en vn lieu qu’il tien­dra sus­pect de trop grande fre­quen­ta­tion. Si l’oise­leur va droit contre son nid, la femelle contre­fe­ra l’erre­nee & la boi­teuse, & fera vn petit vol, & puis se lair­ra tom­ber, comme si elle auoit vne aile rom­pue pour amu­ser le chas­seur apres elle, & don­ner loi­sir aux Per­dreaus de fuir, ce pen­dant, amu­sant par ces petis vols rom­pus les chas­seurs, afin de les des­tour­ner du che­min de leurs nids. Quand la Per­dris n’a point de petis, & qu’elle n’est en crainte, elle se couche en vne raie de char­rue à la ren­uerse, & se couure d’vne motte de terre, qu’elle tient auec ses ongles pour repo­ser à son aise. On dict qu’elle vit seize ans.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 201r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_408]
(texte original).

[Voir aussi aigle, alouette, autour, austruche, busard, caille, cane ou ca­nart, char­don­ne­ret, cigogne, co­lomb, co­lumbe ou co­lum­belle, coq, coq d’Inde, cor­beau, cor­neille, cygne, duc, esper­uier, fau­con, he­ron, hi­bou, li­not ou li­notte, marti­net, mi­lan, oie, oi­son, palombe, paon, passe­reau, pas­se­relle ou passe, peli­can, per­ro­quet, pie, pi­geon, plon­geon, poule, poussin, ramier, ros­si­gnol, sacre, ta­rin, tourte ou tour­te­relle, vaul­tour ; voir enfin phœ­nix.]



 

Liens

* On peut regar­der en ligne sur Gallica un « portrait de la Perdrix rouge » et un « portrait de la Perdrix grise », f° 62r°v° des Portraits d’Oiseaux enri­chis de Qua­trains de Pierre Belon, parus en 1557.

Liens valides au 01/04/19.