««« lion »»»

« lions », « lion » ou « lionne » dans :
Du Bellay
1550
~ Rendez à l’or…
Turrin
1572
~ Chênes coulez le miel…
Ron­sard
1578
~ Ô doux par­ler…
Hes­teau
1578
~ La Nature a don­né…
Boys­sières
1579
~ La Lionne, la Chienne…
Blan­chon
1583
~ Le Printemps gra­cieux… [strophe 4]
Jamyn
1584 [1879]
~ L’été sera l’hiver…
Expil­ly
1596
~ Avant qu’une autre Dame…
Vermeil
1600
~ Comme un brave Cour­sier…

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Lion. Roi des bêtes, gé­né­reux, afri­cain, cruel, fu­rieux, cléo­néan, puant, ra­pi­neux, thra­cien, hur­lant, in­domp­té ou in­domp­table, mon­ta­gneux, fauve, hé­ru­pé, en­gou­leur ou en­glou­tis­seur, au­da­cieux, im­pa­tient, mas­sy­lien, ani­mé ou ani­meux, sau­vage, in­hu­main, prince des ani­maux, hor­rible, affa­mé, cou­ra­geux, ru­gis­sant, fier, vain­queur, dé­vo­rant, hu­ré, fort, har­di, ra­vis­sant, ter­rible, ar­dent, orgueil­leux, roux, ma­gna­nime, bruyant, hi­deux, puis­sant, effroyable, li­byen, ha­le­tant, trape, fri­sé, blon­dis­sant, su­perbe, grin­çant, pail­lard, épou­van­table, flam­boyant, gé­tu­lien, vite, glo­rieux, fa­rouche, grand, vio­lent, ro­buste, ireux, gron­dant, chaud, cha­leu­reux. Les dimi­nu­tifs Lion­neau et Lion­ceau.

Il y a deux sortes de Lions, les uns sont trapes et courts, ayant le crin fri­sé et crê­pé, et sont beau­coup plus couards, que ceux qui ont le poil long, et éten­du, sans être retor­til­lé, car ces der­niers ne se sou­cient que de leur chair. Aris­tote dit que la lionne ou lion­nesse porte cinq faons en la pre­mière li­tée, et que tous les ans ès autres li­tées elle di­mi­nue d’un, et après qu’elle en est venue à n’en faire qu’un seul, elle se repose de por­ter et devient sté­rile. Ses petits sont du com­men­ce­ment à mode d’une pièce de chair, et gros comme une Be­lette, et ne se bougent point qu’ils n’aient deux mois, aussi marchent-ils à peine qu’ils n’en aient six. Aucuns ont écrit qu’on peut faire sor­tir le feu d’un lion, comme d’un cail­lou, tant il est de chaude na­ture : et de cela il ad­vient qu’étant ému d’ire il entre en telle rage, et s’échauffe si bien, qu’il en meurt. On a obser­vé que cet ani­mal tant cruel est effrayé du tour­noie­ment des roues et des cha­riots faits à plai­sir, qu’il craint aussi de voir un coq qui s’acrête, et se gen­darme, et plus encore quand il chante : mais surtout il craint le feu.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 149v°-150r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_305_306]
(texte modernisé).

[L’effroi du lion. Coq.]

[Fille de lionne. Fortune.]

[Léonine. Violence.]

[Lion de la famille de Juda. Jésus-Christ.]

[Lionne. Griffe.]

[Lionnesse. Cruauté.]

[Voir aussi Chimère, Éthio­piens et élé­phant, loup, louve, lynx, once, ours, ourse, tigre.]


 

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Lion ou Lyon. Roi des bestes, gene­reus, affri­cain, cruel, fu­rieus, cleo­nean, puant, ra­pi­neus, thra­cien, hur­lant, in­dom­té ou in­dom­table, mon­ta­gneus, fauue, he­ru­pé, en­gou­leur ou en­glou­tisseur, au­da­cieus, im­pa­tient, mas­sy­lien, ani­mé ou ani­meus, sau­uage, in­hu­main, prince des ani­maus, hor­rible, affa­mé, cou­ra­geus, ru­gis­sant, fier, vain­queur, de­uo­rant, hu­ré, fort, har­di, ra­uis­sant, ter­rible, ar­dent, orgueil­leus, roux, ma­gna­nime, bruiant, hi­deus, puis­sant, effroiable, li­byen, hal­le­tant, trappe, fri­sé, blon­dis­sant, su­perbe, grin­çant, pail­lard, espou­uan­table, flam­boiant, ge­tu­lien, viste, glo­rieus, fa­rouche, grand, vio­lent, ro­buste, ireus, gron­dant, chaud, cha­leu­reus. Les dim. Lion­neau & Lion­ceau.

Il y a deux sortes de Lions, les vns sont trappes & cours, aians le crin fri­sé & cres­pé, & sont beau­coup plus couars, que ceux qui ont le poil long, & esten­du, sans estre retor­til­lé, car ces der­niers ne se sou­cient que de leur chair. Aris­tote dit que la lionne ou lion­nesse porte cinq faons en la pre­miere lit­tee, & que tous les ans és autres lit­tees elle di­mi­nue d’vn, & apres qu’elle en est venue à n’en faire qu’vn seul, elle se repose de porter & deuient ste­rile. Ses petis sont du commen­ce­ment à mode d’vne piece de chair, & gros comme vne Be­lette, & ne se bougent point qu’ils n’aient deux mois, aussi marchent ils à peine qu’ils n’en aient six. Aucuns ont escript qu’on peut faire sor­tir le feu d’vn lion, comme d’vn cail­lou, tant il est de chaude na­ture: & de cela il ad­uient qu’estant esmeu d’ire il entre en telle rage, & s’eschauffe si bien, qu’il en meurt. On a obser­ué que cet ani­mal tant cruel est effroié du tour­noie­ment des roues & des cha­riots faits à plai­sir, qu’il craint aussi de voir vn coq qui s’acreste, & se gen­darme, & plus encores quand il chante: mais sur tout il craint le feu.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 149v°-150r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_305_306]
(texte original).

[L’effroi du lion. Coq.]

[Fille de lionne. Fortune.]

[Leonine. Violence.]

[Lyon de la famille de Iuda. Iesus Christ.]

[Lionne. Griffe.]

[Lionnesse. Cruau­té.]

[Voir aussi Æthio­piens, Chimere et ele­phant, loup, louue, lynce, once, ours, ourse, tigre.]



 

Liens

* On peut regar­der l’illus­tra­tion du cha­pitre « De Leone » (du Lion), page 642 de L’His­toire des ani­maux, livre I des qua­dru­pèdes vivi­pares, de Conrad Gesner, publié en 1551, en ligne sur Medi­c@, biblio­thèque numé­rique de de la Biblio­thèque inter­uni­ver­si­taire de San­té.

* On peut regar­der en ligne sur Gallica la page consa­crée au lion, avec le « por­trait » de l’ani­mal, de L’His­toire des ani­maux à quatre pieds, recueil­lie de Gesne­rus [Conrad Gesner] et autres bons et approu­vés auteurs, de Geof­froy Lino­cier, de Tour­non, pu­bliée à Paris en 1584.

Liens valides au 20/01/20.