Clovis HESTEAU (?-?)
La Nature a donné…
Paris, Abel L’Angelier, 1578.
ouvrir sur Gallica : Amours, sonnet XCII, f° 56r°.

La Nature a donné les cornes aux Taureaux,
Aux Sangliers les crochets, aux Lièvres la vitesse,
Au Cerf, et au Cheval, une prompte allégresse,
Et pour voler par l’air les plumes aux oiseaux.

L’industrie aux poissons de nager sous les eaux,
Au Serpent l’aiguillon, au Renard la finesse,
À l’homme la grandeur, le courage et l’adresse,
Les griffes aux Lions, l’écorce aux arbrisseaux.

Mais la femme restant faible, timide, et nue,
D’une rare beauté l’a seulement pourvue,
Qui est le seul pavois, le brandon, et le fer,

Dont elle se défend, elle embrase, elle blesse,
Tellement que son front, son œil, sa blonde tresse,
Peuvent faire changer le haut Ciel à l’enfer.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

La Nature a donné les cornes aux Taureaux,
Aux Sangliers les crochets, aux Lièvres la vitesse,
Au Cerf, et au Cheval, une prompte allégresse,
Et pour voler par l’air les plumes aux oiseaux.

L’industrie aux poissons de nager sous les eaux,
Au Serpent l’aiguillon, au Renard la finesse,
À l’homme la grandeur, le courage et l’adresse,
Les griffes aux Lions, l’écorce aux arbrisseaux.

Mais la femme restant faible, timide, et nue,
D’une rare beauté l’a seulement pourvue,
Qui est le seul pavois, le brandon, et le fer,

Dont elle se défend, elle embrase, elle blesse,
Tellement que son front, son œil, sa blonde tresse,
Peuvent faire changer le haut Ciel à l’enfer.

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En ligne le 19/03/06.
Dernière révision le 16/03/16.