««« Phi­née »»»

« fils d’Agé­nor » dans :
Hes­teau
1578
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Phinée. Malheu­reux, fils d’Agé­nor, larmeux ou lar­moyant, riche, aveugle, présa­gieux, thracien, misé­rable, agé­no­ride, devin, bithy­nien.

Phinée fut un roi ès parties de Bithy­nie et de Paphla­go­nie, homme très expert à prédire les choses futures : Ice­lui pour avoir trop aper­te­ment révé­lé aux hommes les secrets des dieux, fut premiè­re­ment aveu­glé par Jupi­ter, puis tourmen­té par les Harpies, lesquelles quand il voulait prendre sa réfec­tion, venaient soudain se ruer sur sa viande, et la lui ravis­saient quelque­fois toute, quelque­fois lui en laissant une bien petite part, mais telle­ment empu­an­tie par leur attou­che­ment, que nul n’en pouvait souffrir l’odeur. Enfin Zèthe et Calaïs enfants de Borée, qui volaient par l’air ainsi qu’oiseaux, dont Phinée était prochain allié, prenant de lui pitié poursui­virent si verte­ment ces Harpies, que par eux elles eussent été taillées en pièces, si par une voix du ciel ne leur eût été défen­du de passer plus outre, les assu­rant qu’elles ne retour­ne­raient plus tourmen­ter Phinée.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 203v°-204r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_413_414]
(texte modernisé).

[Phinéanne. Harpie.]

[Voir aussi Ori­thye et les suppli­ciés Bélides, Ixion, Sisyphe, Tantale.]






















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Phinee. Malheu­reus, fils d’Age­nor, larmeus ou lar­moiant, riche, aueugle, presa­gieus, thracien, mise­rable, age­no­ride, deuin, bithy­nien.

Phinee fut vn roi és parties de Bithy­nie & de Paphla­go­nie, homme tresex­pert à predire les choses futures: Icelui pour auoir trop aper­te­ment reue­lé aux hommes les secrets des dieux, fut premie­re­ment aueu­glé par Iupi­ter, puis tourmen­té par les Harpyes, lesquelles quand il vouloit prendre sa refec­tion, venoient soudain se ruer sur sa viande, & la lui rauis­soient quelques­fois toute, quelques­fois lui en laissant vne bien petite part, mais telle­ment empu­an­tie par leur attou­che­ment, que nul n’en pouuoit souffrir l’odeur. En fin Zethe & Calaïs enfans de Boree, qui voloient par l’air ainsi qu’oiseaux, dont Phinee estoit prochain allié, prenant de lui pitié poursui­uirent si verte­ment ces Harpyes, que par eux elles eussent esté taillees en pieces, si par vne voix du ciel ne leur eut eté defen­du de passer plus outre, les asseu­rant qu’elles ne retour­ne­roient plus tourmen­ter Phinee.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 203v°-204r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_413_414]
(texte original).

[Phineanne. Harpie.]

[Voir aussi Ori­thye et les suppli­ciés Belides, Ixion, Sisyphe, Tantale.]








Liens

* On peut lire l’histoire de Phinée délivré des Harpies par les fils de Borée, dans une traduction de 1796 par Jean-Jacques-Antoine Caussin de Perceval, du chant II de la Conquête de la Toison d’or d’Apollonius de Rhodes, sur remacle.org, site de l’Anti­quité grecque et latine.

* On peut voir, gravée par Corneliis Bloemaert, une image de Phinée délivré des Harpies par Calaïs et Zétès dans une page du recueil de 1655 des Tableaux du Temple des Muses de Michel de Marolles dispo­nible sur Gallica.

Liens valides au 24/01/19.