Flaminio de BIRAGUE (?-?)
Plutôt les pâles Sœurs…
Paris, Thomas Perier, 1585.

Plutôt les pâles Sœurs me privent de lumière,
Et m’envoyent aux creux des enfers pleins d’horreur
Éprouver de Pluton l’effroyable terreur,
Et ouïr de Minos la sentence dernière.

Plutôt de Prométhé la douleur coutumière
Me tourmente toujours, et l’ardente fureur
Des filles d’Achéron toujours pleines d’erreur
Bourrelle mon esprit d’une rage meurtrière.

Plutôt puissé-je encor souffrir la passion
De l’avare Tantale, et du fol Ixion,
Du cauteleux Sisyphe et du paillard Titye :

Que j’adore inconstant jamais autre beauté,
Que la vôtre, Madame, en qui la loyauté,
Les Grâces, et l’Amour ont leur place choisie.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Plutôt les pâles Sœurs me privent de lumière,
Et m’envoyent aux creux des enfers pleins d’horreur
Éprouver de Pluton l’effroyable terreur,
Et ouïr de Minos la sentence dernière.

Plutôt de Prométhé la douleur coutumière
Me tourmente toujours, et l’ardente fureur
Des filles d’Achéron toujours pleines d’erreur
Bourrelle mon esprit d’une rage meurtrière.

Plutôt puissé-je encor souffrir la passion
De l’avare Tantale, et du fol Ixion,
Du cauteleux Sisyphe et du paillard Titye :

Que j’adore inconstant jamais autre beauté,
Que la vôtre, Madame, en qui la loyauté,
Les Grâces, et l’Amour ont leur place choisie.

 

En ligne le 17/02/19.
Dernière révision le 17/02/19.