««« In­de »»»

« Inde », « Indes » ou « Indois » dans :
Du Bellay
1549
~ Qui a nombré…
1550
~ Déjà la nuit…
1569
~ Comme de fleurs…
Bu­gnyon
1557
~ Ni le doux chant…
Buttet
1561
~ Et ces beaux yeux…
La Jessée
1583
~ Que de grâces, d’attraits…
Louven­court
1595
~ Qui peut compter…
Mont­chres­tien
1601
~ Par toi vont commen­cer…
Nostre­dame
1606
~ Pensons un peu…

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Inde ou Indie. Riche, odo­rante, fertile, noire, bar­bare, spa­cieuse, emper­lée, lointaine, précieuse, admi­rable, recu­lée, orien­tale.

Indie région orien­tale sert de limites à l’Asie, et est de si grande éten­due, qu’on la tient pourla troisième partie de toute la terre. Cette grande région s’étend vers soleil levant à la mer orien­tale, nommée à présent du Cathai, au couchant le fleuve Inde, duquel elle prend son nom, lui sert de borne, et au midi est la mer et golfe indique vers le royaume de Cambaie, et le mont Taurus qui lui sert de lisière vers le septen­trion. Ce pays est fort fertile, donnant en l’année double moisson, et y croît de la cannelle, du poivre, et autres drogues aro­ma­tiques, tout ainsi qu’en l’Ara­bie heureuse et Éthio­pie. Il abonde aussi en pierre­ries, et perles de grand et ines­ti­mable prix.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 136r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_278_279]
(texte modernisé).

[Indien /-ienne /-s. Aurore, Bacchus, bar­bares, conque, cristal, diamant, dragon, ébène, élé­phant, Gange, gemme, ivoire, mer, musc, odeur bonne, palme ou pal­mier, perle, perro­quet, rubis, sucre, tigre.]

[Indique. Élé­phant, gemme, mer, odeur bonne, Orient, perle, rubis.]

[Dieu des Indes, dompteur des Indes, triompheur indien, vainqueur indien. Bacchus.]

[Voir aussi Alexandre.]






















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Inde ou Indie. Riche, odo­rante, fertile, noire, bar­bare, spa­tieuse, emper­lee, loingtaine, pretieuse, admi­rable, recu­lee, orien­tale.

Indie region orien­tale sert de limites à l’Asie, & est de si grande esten­due, qu’on la tient pour la troisiesme partie de toute la terre. Ceste grande region s’estend vers soleil leuant àla mer orien­tale, nommee à present du Cathaï, au couchant le fleuue Inde, duquel elle prend son nom, lui sert de borne, & au midi est la mer & goulphe indique vers le roiaume de Cambaie, & le mont Taurus qui lui sert de liziere vers le septen­trion. Ce païs est fort fertile, donnant en l’annee double moisson, & i croist de la cannelle, du poiure, & autres drogues aro­ma­tiques, tout ainsi qu’en l’Ara­bie heureuse & Æthio­pie. Il abonde aussi en pierre­ries, & perles de grand & ines­ti­mable prix.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 136r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_278_279]
(texte original).

[Indien /-ienne /-s. Aurore, Bacchus, barbares, conque, cristal, diamant, dragon, ebene, ele­phant, Gange, gemme, iuoire, mer, musc, odeur bonne, palme ou pal­mier, perle, perro­quet, rubis, succre, tigre.]

[Indique. Ele­phant, gemme, mer, odeur bonne, Orient, perle, rubis.]

[Dieu des Indes, domteur des Indes, triompheur indien, vainqueur indien. Bacchus.]

[Voir aussi Alexandre.]