Philibert BUGNYON (v.1530-1587)
Macrin sa Gélonis…
Lyon, Jean Temporal, 1557.
ouvrir sur Gallica : sonnet I, p. 10.

Macrin sa Gélonis rend par vers immortelle,
Pontus sa Pasithée, et Ronsard sa Cassandre :
Du Bellay le los fait de son Olive entendre,
Éternise Muret sa Margaris fidèle.

Sa Sainte Des Autels désire toute telle,
Que ses frères divins, leurs gracieuses rendre.
Les dames sont l’objet de la jeunesse tendre
Par nombres mesurés qui ses amours décèle.

Je veuil, comme Baïf célébrant sa Méline,
Perpétuer ma belle et docte Gélasine,
De Scève en imitant les traits en sa Délie.

Or d’autant qu’elle est sage, et de vertus pourvue
Par vraie hypotypose aux yeux et à la vue
Des hommes, là prétends subjicer ma Thalie.

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Macrin sa Gélonis rend par vers immortelle,
Pontus sa Pasithée, et Ronsard sa Cassandre :
Du Bellay le los fait de son Olive entendre,
Éternise Muret sa Margaris fidèle.

Sa Sainte Des Autels désire toute telle,
Que ses frères divins, leurs gracieuses rendre.
Les dames sont l’objet de la jeunesse tendre
Par nombres mesurés qui ses amours décèle.

Je veuil, comme Baïf célébrant sa Méline,
Perpétuer ma belle et docte Gélasine,
De Scève en imitant les traits en sa Délie.

Or d’autant qu’elle est sage, et de vertus pourvue
Par vraie hypotypose aux yeux et à la vue
Des hommes, là prétends subjicer ma Thalie.

 

En ligne le 03/03/17.
Dernière révision le 17/04/17.