««« Cas­sandre »»»

« Cassandre » dans :
Tahu­reau
1554 [1870]
~ Si d’un Horace…
Tyard
1555
~ En la froideur…
La Péruse
1555
~ Cassandre vit …
Bugnyon
1557
~ Macrin sa Gélonis…
Jodelle
1574
~ Sapphon la docte Grecque…
Boys­sières
1578
~ Ronsard pour sa Cassandre…
Blan­chon
1583
~ Si ma plume pouvait…

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Cassandre. Chaste, prophète, pro­phé­tisse ou pro­phé­tique, furieuse, insen­sée, pria­mide, troyenne, sœur de Pâris, incroyable, effré­née, iliaque.

Cassandre, autre­ment nommée Alexandre, fut fille à Priam roi des Troyens, de laquelle Phébus étant fort amou­reux lui promit de se soumettre à son plaisir, s’il lui donnait la puissance de prédire les choses futures, ce qu’il fit. Ayant obte­nu ce qu’elle voulait elle se moqua de lui, de quoi indi­gné il ajouta ce malheur, qu’encore qu’elle dît vrai jamais personne ne la croirait. Telle­ment que combien qu’elle prédît longtemps devant les cala­mi­tés que les Troyens endu­re­raient s’ils rece­vaient Hélène, et encore après s’ils rece­vaient le cheval de bois dans lequel les Grecs étaient enclos, toute­fois on ne lui ajou­ta jamais foi. De notre temps Monsieur de Ronsard gentil­homme Vendô­mois éper­du­ment ravi de la beauté d’une sienne dame appe­lée Cassandre, il l’a par ses doctes vers si haute­ment célé­brée que le ciel même l’a enten­du, de sorte que jamais la mort ne pourra d’un tel nom effa­cer la mémoire.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 48r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_102_103]
(texte modernisé).

[Voir aussi Hector, Pâris, Polyxène et Briséis, Homère, Iliade, Troie ; voir encore Lyco­phron et Corinne, Lalage, Laure, Méline]






















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Cassandre. Chaste, prophete, pro­phe­tise ou pro­phe­tique, furieuse, insen­see, pria­mide, troienne, sœur de Paris, incroiable, effre­nee, iliaque.

Cassandre, autre­ment nommee Alexandre, fut fille à Priam roi des Troïens, de laquelle Phœbus estant fort amou­reus lui promit de se soubmettre à son plaisir, s’il lui donnoit la puissance de predire les choses futures, ce qu’il fit. Aiant obtenu ce qu’elle vouloit elle se moqua de lui, dequoi indi­gné il adiousta ce malheur, qu’encores qu’elle dit vrai iamais personne ne la croiroit. Telle­ment que combien qu’elle predit long temps deuant les cala­mi­tés que les Troïens endu­re­roient s’ils rece­vaient Helene, & encores apres s’ils rece­uoient le cheual de bois dans lequel les Grecs estoient enclos, toutes­fois on ne lui adious­ta iamais foi. De nostre temps Monsieur de Ronsard gentil­homme Vando­mois esper­du­ment raui de la beauté d’vne sienne dame appel­lee Cassandre, il l’a par ses doctes vers si haute­ment cele­bree que le ciel mesmes l’a enten­du, de sorte que iamais la mort ne pourra d’vn tel nom effa­cer la memoire.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 48r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_102_103
(texte original).

[Voir aussi Hector, Paris, Polyxene et Briseis, Homere, Iliade, Troie ; voir encore Lyco­phron et Corinne, Lalage, Laure, Meline]