Pierre de RONSARD (1524-1585)
Avec les fleurs…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1553.

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textes de
Ron­sard

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dispo­si­tion du
pré­am­bule
(vers 5-7)

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propos :
les douleurs de l’amant

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ouvrir sur Gallica : Les Amours, pp. 231-232.

AVec les fleurs & les boutons éclos
Le beau printans fait printaner ma peine,
Dans chaque nerf, & dedans chaque veine
Souflant vn feu qui m’ard iusques a l’os.

Le Marinier ne conte tant de flos,
Quand plus Borée horrible son haleine,
Ni de sablons l’Afrique n’est si pleine,
Que de tourmens dans mon cœur sont enclos.

I’ai tant de mal, qu’il me prendroit enuie
Cent fois le iour de me trancher la vie
Minant le fort où loge ma langueur,

Si ce n’estoit que ie tremble de creinte
Qu’apres la mort ne fust la plaie eteinte
Du coup mortel qui m’est si dous au cœur.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

AVec les fleurs & les boutons éclos
Le beau printans fait printaner ma peine,
Dans chaque nerf, & dedans chaque veine
Souflant vn feu qui m’ard iusques a l’os.

Le Marinier ne conte tant de flos,
Quand plus Borée horrible son haleine,
Ni de sablons l’Afrique n’est si pleine,
Que de tourmens dans mon cœur sont enclos.

I’ai tant de mal, qu’il me prendroit enuie
Cent fois le iour de me trancher la vie
Minant le fort où loge ma langueur,

Si ce n’estoit que ie tremble de creinte
Qu’apres la mort ne fust la plaie eteinte
Du coup mortel qui m’est si dous au cœur.

 

En ligne le 24/03/11.
Dernière révision le 30/09/18.