Pierre de RONSARD (1524-1585)
Ce ris plus doux…
Paris, veuve Maurice de La Porte, 1553.
ouvrir sur Gallica : Les Amours, pp. 159-160.

CE ris plus doux que l’œuure d’vne abeille,
Ces doubles lis doublement argentés,
Ces diamans à double ranc plantés
Dans le coral de sa bouche vermeille,

Ce doux parler qui les mourans esueille,
Ce chant qui tient mes soucis enchantés,
Et ces deus cieus sur deus astres antés,
De ma Deesse annoncent la merueille.

Du beau iardin de son printans riant,
Naist vn parfum, qui mesme l’orient
Embasmeroit de ces douces aleines.

Et de là sort le charme d’vne vois,
Qui tous rauis fait sauteler les bois,
Planer les mons, & montaigner les plaines.

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CE ris plus doux que l’œuure d’vne abeille,
Ces doubles lis doublement argentés,
Ces diamans à double ranc plantés
Dans le coral de sa bouche vermeille,

Ce doux parler qui les mourans esueille,
Ce chant qui tient mes soucis enchantés,
Et ces deus cieus sur deus astres antés,
De ma Deesse annoncent la merueille.

Du beau iardin de son printans riant,
Naist vn parfum, qui mesme l’orient
Embasmeroit de ces douces aleines.

Et de là sort le charme d’vne vois,
Qui tous rauis fait sauteler les bois,
Planer les mons, & montaigner les plaines.

 

En ligne le 03/09/06.
Dernière révision le 31/01/13.