Joachim DU BELLAY (1522-1560)
De fleurs, d’épis…
Paris, Federic Morel, 1558.

D e fleurs, d’épis, de pampre je couronne
P alès, Cérès, Bacchus : afin qu’ici
L e pré, le champ, et le terroir aussi
E n foin, en grain, en vendange foisonne.

D e chaud, de grêle, et de froid qui étonne
L ’ herbe, l’épi, le cep, n’ayons souci :
A ux fleurs, aux grains, aux raisins adouci
S oit le printemps, soit l’été, soit l’automne .

L e bœuf, l’oiseau, la chèvre ne dévore
L ’ herbe, le blé, ni le bourgeon encore.
F aucheurs, coupeurs, vendangeurs, louez doncques

L e pré, le champ, le vignoble Angevin :
G ranges, greniers, celliers on ne vit oncques
S i pleins de foin, de froment, et de vin.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

e fleurs, d’épis, de pampre je couronne
alès, Cérès, Bacchus : afin qu’ici
e pré, le champ, et le terroir aussi
n foin, en grain, en vendange foisonne.

e chaud, de grêle, et de froid qui étonne
L ’ herbe, l’épi, le cep, n’ayons souci :
ux fleurs, aux grains, aux raisins adouci
oit le printemps, soit l’été, soit l’automne .

e bœuf, l’oiseau, la chèvre ne dévore
L ’ herbe, le blé, ni le bourgeon encore.
aucheurs, coupeurs, vendangeurs, louez doncques

e pré, le champ, le vignoble Angevin :
ranges, greniers, celliers on ne vit oncques
i pleins de foin, de froment, et de vin.

 

Version de l’édition de 1560 en ligne le 01/05/09,
remplacée par celle de 1558 le 10/06/18.
Dernière révision le 13/06/18.