Pierre de BRACH (v. 1548-1605)
Le Loir marque les bords…
Bordeaux, Simon Millanges, 1576.

Le Loir marque les bords de ses plus hautes rives,

S’enflant, enorgueilli, des vers du Vendômois :
Et le Loire fameux s’enfle dessous la voix
de son Bellay, mourant d’une mort trop hâtive.

La Seine hausse son eau d’une course plus vive,
Par Baïf, par Jodelle, ornement du François,
Sarthe, et Huisne, en leur cours à l’envi de ces trois,
Par Garnier, par Belleau pousse leur eau tardive.

Ainsi le ruisseau lent, et le fleuve endormi,
Comme une grande mer, ayant un Poète ami,
Fait son flot inconnu voir aux terres étranges.

Heureuse notre mer, toi Viene heureux aussi,
Elle qui sous tes vers se doit enfler ainsi :
Et toi qui sur ses flots dois charger tes louanges.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Le Loir marque les bords de ses plus hautes rives,

S’enflant, enorgueilli, des vers du Vendômois :
Et le Loire fameux s’enfle dessous la voix
de son Bellay, mourant d’une mort trop hâtive.

La Seine hausse son eau d’une course plus vive,
Par Baïf, par Jodelle, ornement du François,
Sarthe, et Huisne, en leur cours à l’envi de ces trois,
Par Garnier, par Belleau pousse leur eau tardive.

Ainsi le ruisseau lent, et le fleuve endormi,
Comme une grande mer, ayant un Poète ami,
Fait son flot inconnu voir aux terres étranges.

Heureuse notre mer, toi Viene heureux aussi,
Elle qui sous tes vers se doit enfler ainsi :
Et toi qui sur ses flots dois charger tes louanges.

 

En ligne le 18/01/18.
Dernière révision le 11/04/18.