««« Pâ­ris »»»

« Pâris » dans :
Jo­delle
1574
~ Quel heur Anchise à toi…
Le Gay­gnard
1585
~ D’un destin ordon­né…

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◊ « le berger, qui sa Troie déçoit » (Forcadel)
 

Pâris. Phrygien, déloyal, troyen, blond, enfant de Roi, pria­mide, adul­tère, soldat amou­reux, darda­nien, parfu­mé, lascif, idéan, flambeau de Troie, juge d’amour, effé­mi­né, trompeur, misé­rable, volup­tueux, mitré, fausse-foi, demi-homme, fatal, inces­tueux, fidèle, archer.

Pâris, autre­ment nommé Alexandre, fils de Priam roi des Troyens et d’Hécube, laquelle ayant songé qu’elle devait engen­drer une torche, lui fut dit par le divin que l’enfant dont elle était enceinte serait cause de la ruine des Troyens : Ce qu’étant rappor­té à Priam, incon­ti­nent que sa femme fut déli­vrée comman­da à son servi­teur Arché­laus de l’expo­ser aux bêtes. Mais Hécube émue, tant à cause de l’affec­tion mater­nelle, que pour la grande beauté de son enfant, le fit secrè­te­ment nourrir par des bergers en la montagne Ide. Or Pâris étant venu en âge s’ena­mou­ra d’une jeune fillette nommée Pégase, autre­ment dite Œnone, et eut d’elle deux enfants, puis il la laissa : Après il devint amou­reux des rares beautés d’Hélène, laquelle il ravit, qui fut cause de la sanglante guerre troyenne. Fina­ble­ment lui qui était fort excel­lent archer, tira si dextre­ment Achille au temple d’Apol­lon, qu’il en mourut. Et lui-même depuis fut tué par Pyrrhe fils d’Achille, ou bien par Philoc­tète.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 192v°-193r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_391_392]
(texte modernisé).

[Sœur de Pâris. Cassandre.]

[Voir aussi Hector, Polyxène.]






















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Paris. Phrygien, desloial, troien, blond, enfant de Roi, pria­mide, adul­tere, soldat amou­reus, darda­nien, parfu­mé, lascif, idean, flambeau de Troïe, iuge d’amour, effe­mi­né, trompeur, mise­rable, volup­tueus, mitré, fauce-foi, demi-homme, fatal, inces­tueus, fidele, archer.

Paris, autre­ment nommé Alexandre, fils de Priam roi des Troiens & d’Hecube, laquelle aiant songé qu’elle deuoit engen­drer vne torche, lui fut dit par le diuin que l’enfant dont elle estoit enceinte seroit cause de la ruine des Troiens: Ce qu’estant rappor­té à Priam, incon­ti­nent que sa femme fut deli­uree comman­da à son serui­teur Arche­laus de l’expo­ser aux bestes. Mais Hecube esmue, tant à cause de l’affec­tion mater­nelle, que pour la grande beauté de son enfant, le fit secret­te­ment nourrir par des bergers en la montagne Ide. Or Paris estant venu en aage s’ena­mou­ra d’vne ieune fillette nommee Pegase, autre­ment dite Oenone, & eut d’elle deux enfans, puis il la laissa: Apres il deuint amou­reus des rares beautez d’Helene, laquelle il rauit, qui fut cause de la sanglante guerre troienne. Fina­ble­ment lui qui estoit fort excel­lent archer, tira si dextre­ment Achille au temple d’Apol­lon, qu’il en mourut. & lui-mesmes depuis fut tué par Pyrrhe fils d’Achille, ou bien par Philoc­tete.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 192v°-193r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_391_392]
(texte original).

[Sœur de Paris. Cassandre.]

[Voir aussi Hector, Polyxene.]