Claude GARNIER (?-v.1630)
Est-ce inhumaine…
Paris, Gilles Robinot, 1609.

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textes de
Garnier

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propos :
le parjure de l’aimée

 

Est-ce inhumaine, ô Dieux ! la récompense
De mes travaux, enfants de ta beauté,
De me payer d’une infidélité
Qui la rigueur la plus forte devance ?

Puisqu’ainsi va, cruelle à ma souffrance,
Que tout se change, et que tout soit porté
Contrairement, pour indice arrêté
D’un tel parjure, et d’une telle offense.

Que l’hiver aille au degré des Jumeaux,
Qu’herbes et fleurs s’émaillent par les eaux,
Que le Soleil en la terre chemine :

Que les poissons frétillent dans les Cieux,
Que les mortels vivent plus que les Dieux,
Et le corbeau chante mieux que le Cygne.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Est-ce inhumaine, ô Dieux ! la récompense
De mes travaux, enfants de ta beauté,
De me payer d’une infidélité
Qui la rigueur la plus forte devance ?

Puisqu’ainsi va, cruelle à ma souffrance,
Que tout se change, et que tout soit porté
Contrairement, pour indice arrêté
D’un tel parjure, et d’une telle offense.

Que l’hiver aille au degré des Jumeaux,
Qu’herbes et fleurs s’émaillent par les eaux,
Que le Soleil en la terre chemine :

Que les poissons frétillent dans les Cieux,
Que les mortels vivent plus que les Dieux,
Et le corbeau chante mieux que le Cygne.

 

En ligne le 27/11/07.
Dernière révision le 16/12/11.