Pontus de TYARD (1521-1605)
Doux de ces yeux…
Lyon, Jean de Tournes, 1549.
ouvrir sur Gallica : Erreurs amoureuses, pp. 43-44.

Doux de ces yeux le trait, qui me foudroie :
Douce l’ardeur d’un tel feu allumée :
Doux le désir de chose tant aimée :
Et doux l’espoir de tant heureuse proie.

Douce l’erreur, qui veut que je me croie
Contre le vrai : et douce la fumée
Du songe faux, aussitôt consumée,
Que le dormir brèvement le m’octroie.

Doux les dédains, douce peine soufferte
En bien aimant, mais ô très-douce perte
De liberté pour son ingratitude.

Le grand Romain, qui aima mieux s’occire,
Que vivre serf, ne craindrait pas d’élire
Sous si doux joug si douce servitude.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Doux de ces yeux le trait, qui me foudroie :
Douce l’ardeur d’un tel feu allumée :
Doux le désir de chose tant aimée :
Et doux l’espoir de tant heureuse proie.

Douce l’erreur, qui veut que je me croie
Contre le vrai : et douce la fumée
Du songe faux, aussitôt consumée,
Que le dormir brèvement le m’octroie.

Doux les dédains, douce peine soufferte
En bien aimant, mais ô très-douce perte
De liberté pour son ingratitude.

Le grand Romain, qui aima mieux s’occire,
Que vivre serf, ne craindrait pas d’élire
Sous si doux joug si douce servitude.

 

En ligne le 16/02/16.
Dernière révision le 02/04/16.