Pontus de TYARD
(1521-1605)
Dernier poème en ligne :
1551 : En ta prison…

Ce peu d’esprit, qui m’est resté t’adore

En ce corps sec, froid, pâle,

et presque en cendre.

 


SAINTE-BEUVE, 1876.

Pontus de Thiard avait dans sa jeunesse, et dès les premiers temps de la réforme poé­tique, publié, sous le titre d’Er­reurs amou­reuses, des sonnets dans lesquels il célé­brait une maîtresse du nom de Pasi­thée ; mais il s’était depuis livré sans partage aux mathé­ma­tiques et à la théo­lo­gie, et avait abju­ré ses erreurs de jeunesse pour l’évê­ché de Châlons.

Par ce titre d’Erreurs amou­reuses, l’auteur faisait allu­sion à son nom de Pontus (Pontus était l’un des cheva­liers errants de la Table Ronde). G. Colletet, dans sa vie de Pontus, parlant de l’uni­ver­sa­li­té de connais­sances qui distin­guait ce poète, lui applique le mot d’Ovide : Omnia Pontus erat. Le premier livre de ces Erreurs date de 1548 [1549]. Pontus est, à propre­ment parler, un disciple de son voisin Maurice Scève, de Lyon ; et il s’adresse à celui-ci tout d’abord. C’est, parmi nos doctes poètes, l’un des plus héris­sés. On le pourrait quali­fier l’Astro­logue de la Pléiade ; dans une pièce latine à Ronsard de Cœles­tibus Aste­ris­mis, il tire l’horos­cope de son ami et lui assigne une place parmi les étoiles. […] Ce fut au reste le dernier survi­vant des sept de la Pléiade ; il ne mourut qu’en 1605, âgé de quatre-vingt-trois ans ; il avait débu­té en poé­sie cinquante-sept ans aupa­ra­vant.

SAINTE-BEUVE,
Tableau de la Poésie française au XVIe siècle,
édition définitive, 1876, pp. 161-162
[Gallica, NUMM-39247, PDF_226_227].



Liens

Étude

* On peut lire, de Daniel Martin, Le roman feuille­ton d’un canzo­niere : Les Erreurs amou­reuses de Pontus de Tyard, étude parue en 1999 dans le n° 48 du Bulle­tin de l’Asso­cia­tion d’étude sur l’Huma­nisme, la Réforme et la Renais­sance, en ligne sur Persée, portail de publi­ca­tion élec­tro­nique de revues scienti­fiques en sciences humaines et sociales.

Liens valides au 07/07/18.



 

Mais quand le son de sa voix pénétra

Dans mon ouïr,

l’imagination

Ravissant haut ma contemplation,

Au plus parfait de son parfait
entra.





En ligne le 14/08/05.
Dernière révision le 07/07/18.